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Addiction à la drogue : l’accès au traitement reste limité

Addiction à la drogue : l’accès au traitement reste limité

Pas à la portée de tous. Se soigner de l’addiction à la drogue ou à l’alcool coûte cher. L’insuffisance de capacité d’accueil dans les deux centres de désintoxication spécialisés dont dispose le pays constitue également un autre obstacle à l’accès aux soins.

Un danger public. « Faute d’accès à un traitement adéquat, de plus en plus de malades mentaux, dépendant de la drogue errent dans la ville, », alerte la Croix -bleue malgache, via son président national, le pasteur Herisolo Ramandrosoa, lors d’une conférence de presse tenue, hier, à l’hôtel Paon d’Or à Ivato.  Il a été communiqué à cette occasion que Madagascar abritera, du 3 au 7 octobre prochain, l’Assemblée générale de la Fédération internationale de la Croix -bleue. Cet événement, organisé tous les quatre ans, verra la participation de 42 pays membres.

La cherté des médicaments, nécessaires à la désintoxication n’est pas à la portée de toutes les bourses et explique en partie cette situation qui n’est pas sans conséquence sur la sécurité publique. « La plaquette d’un des médicaments prescrits pour traiter la dépendance à la drogue coûte à partir de 30.000 ariary alors qu’un patient a besoin de six plaquettes au moins durant son traitement qui dure en moyenne trois mois », informe-t-on.

Ce problème d’accès aux soins ne se limite pas uniquement au niveau de ceux qui ne disposent pas des moyens financiers suffisants, mais aussi, d’une part, à l’ensemble de la population dans la mesure où la capacité d’accueil des deux centres spécialisés dans le pays reste limitée. D’autre part, ces établissements se trouvent dans la capitale, à savoir au centre de rééducation d’Anjanamasina et à l’hôpital luthérien d’Ambohibao. « Il existe des structures de  prises en charge dans les régions mais leurs interventions restent également limitées », précise notre source.

Fort taux de rechute

Le succès du sevrage reste limité du fait que le taux de rechute est très important. Raison pour laquelle La Croix -bleue malgache réitère que le sevrage ne se limite pas uniquement aux traitements thérapeutiques mais devait être également accompagné d’un soutien psychologique. Sans une telle  intervention, la rechute est fort probable lorsque les concernés réintègrent la société.

« Pour aider les patients, dont la moyenne d’âge se situe entre 22 et 23 ans, à s’en sortir, la Croix -bleue malgache priorise un tel appui accompagné de la réinsertion sociale pour traiter la dépendance à la drogue ou à l’alcool », souligne la représentante de la Croix -rouge internationale, le pasteur Fanjanirina Holiarisoa Rasolomanana. Cette entité aura l’opportunité de développer encore plus ce modèle de prise en charge une fois que son Centre de désintoxication, actuellement en construction à Sabotsy Namehana, sera opérationnel.

Fahranarison

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