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Iles Eparses, ambassadeurs, francophonie… : la Chef de la diplomatie livre son plaidoyer

Iles Eparses, ambassadeurs, francophonie…  : la Chef de la diplomatie livre  son plaidoyer

Invitée de l’émission Savaravina hier sur la radio nationale, la ministre des Affaires étrangères Béatrice Atallah s’est exprimée sur les dossiers d’actualité de son département dont, entre autres, les deux Sommets internationaux en attente, les Iles éparses, le passage de Joaquim Chissano ou encore la nomination d’ambassadeur.

Deux ans et demi après l’entrée en fonction du régime actuel, les nominations au poste de la représentation de Madagascar à l’étranger semble toujours traîner. Alors qu’au niveau de la diplomatie, le retour du pays sur la scène internationale est un credo scandé à maintes reprises par les ténors du régime, à commencer par le numéro un de l’Exécutif.

Mais, le numéro un de la diplomatie malgache a souligné que « Chaque chose en son temps » et que « cela ne devrait plus tarder ». « il appartient au Président de la République de choisir nos représentants à l’extérieur, dans les pays où nous avons des relations diplomatiques. Je pense qu’il est tout à fait légitime de choisir des ambassadeurs et Consuls qui correspondent aux attentes des besoins de la politique prôné par le Président, à savoir la diplomatie économique axée sur le développement », a-t-elle expliqué. Elle ajoute, au passage, que cela implique notamment le choix de personnalités expérimentées.

Négociation

Pour ce qui est des « Iles éparses », la ministre note que les résolutions 34/91 et 35/123 invitant la France à négocier ont déjà été évoquées entre le Chef de l’Etat malgache et son homologue français. « La base de la diplomatie, c’est la négociation et le dialogue. Les deux Présidents ont tous les deux exprimé leur volonté à dialoguer. C’est ainsi que la commission mixte qui statue sur ce dossier est déjà sur pied », a-t-elle indiqué, tout en lançant une pique. « C’est navrant mais cette résolution date d’il y a trente sept ans et certains pressent le régime à solutionner le problème maintenant », a-t-elle tonné.

Comesa et Francophonie

Il en est de même du Sommet du Comesa et de la Francophonie.  La ministre n’a pas manqué de plaider en faveur de la concrétisation de ces rendez-vous internationaux car, selon ses explications, cela permettra non seulement de créer des emplois mais ils permettront aussi d’acquérir des expériences en matière de sécurisation des hautes personnalités ou encore en matière protocolaire. Sur ce, elle n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler les interventions de la Secrétaire générale de l’Organisation francophone, Michaelle Jean. Lors de son déplacement au pays, cette dernière a défendu, face à la presse que, « Se refermer sur soi-même, c’est se priver de possibilités justement d’amener le monde à soi, d’engager aussi nos aspirations vers des partenaires, des investisseurs ».

En effet, selon les deux personnalités, ce Sommet verra la présence des invités qui sont aussi capables d’accompagner Madagascar sur ses aspirations. « La solution est elle le repli sur soi, l’enfermement ? Tout pays dans le monde vous dira aujourd’hui que non (…). L’avenir de ce pays n’est pas forcément dans l’assistanat mais dans sa capacité de mobiliser ses ressources, de mobiliser ses forces, de mobiliser ses richesses et de dire avec nous : il y a beaucoup à entreprendre et à réaliser », avait soutenu sans ambages le numéro un de l’OIF.

Jao Patricius

 

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