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Chronique : erreur de qualification : malade mais pas corrompu

Le développement s’éloigne, l’écart avec les pays avancés se creuse autant qu’à l’intérieur même les écarts entre nantis et défavorisés. Ces mouvements vont à l’inverse de l’idéal qu’on prône et des efforts que l’on prétend développer à cette fin. Nier ces constats participe d’une mauvaise foi coupable à contribuer au refus de reconnaitre l’état végétatif et à y apporter les remèdes pour en guérir. L’entêtement à refuser un diagnostic pour déceler le vrai mal conduit à adopter des mesures qui ne sont pas les plus indiquées. Ainsi on échafaude des plans pour lutter contre tel ou tel phénomène, mais comme on adopte davantage une approche par tâtonnement avec des petits calculs politiciens, plutôt qu’à procéder avec objectivité après réflexion on finit par se tromper d’adversaire.

 On agence tout un spectacle pour lutter contre la corruption, cancer qui dit-on gangrène le pays. Encore faut-il se mettre d’accord sur le terme. La corruption entend qu’il y ait deux acteurs, un corrupteur et un corrompu. Peut-on qualifier de corrupteur actif chacun des administrés qui s’acquitte d’un droit de passage obligé afin de jouir d’un droit ? Il existe sûrement moins de personnes à la recherche d’un passe-droit et qui paient en conséquence quand leur seule notoriété n’y suffit pas, qu’il n’est de gens qui se soumettent à cracher au bassinet pour obtenir un acte. Il est vrai qu’à l’usage ça fait partie des us et que le mode s’est installé comme un réflexe naturel des deux côtés. Mais ce n’est pas d’autant que l’on peut qualifier de corrupteur l’usager : la personne rackettée ne saurait être retenue corresponsable de la dérive d’un système qui le prend en otage ? Il se peut même, que le préposé, percepteur de la rançon n’ait plus conscience de commettre une infraction répréhensible légalement et moralement, ce n’est que sa part naturelle de prébende. Méthode de racket  plaie la plus répandue parmi les maux, loin d’être la forme la plus pernicieuse, du simple fait qu’elle ne vole rien à l’Etat. Il est d’autres procédés qui grèvent les intérêts de l’Etat. Deux parties s’entendent à partager les bénéfices de ce qui est soustrait des caisses : des procédés apparentés à un vol, à un abus de confiance, à une escroquerie ou à tout à la fois. Plus haut encore, à plus grande échelle, se trouvent les sales combines des intouchables qui touchent au plus sensible des valeurs morales et bradent des valeurs matérielles. Une classe de ripoux que ne concerne pas la lutte contre la corruption.

Léo Raz

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