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Madagascar il y a 100 ans

Des bateaux, des capitaux, des colons (4)

(Suite et fin.)

Certes, le temps est passé où le colon était reçu dans la Grande Île avec l’effusion réservée aux chiens dans un jeu de quilles. M. Picquié et son successeur, M. Garbit, ont mis un terme à ces fâcheux errements. Malheureusement, il faut beaucoup plus de temps pour réparer les conséquences du mal que pour le faire et, après la guerre, il sera beaucoup plus malaisé qu’avant d’attirer des colons dans un pays où il en serait venu un bien plus grand nombre si le proconsul n’y avait jamais sévi !

Nous avons demandé un jour qu’on ouvrît toutes larges les portes de nos colonies à nos compatriotes des régions envahies, dont les terres ne pourront, de longtemps, être remises en culture. Cette idée n’a pas reçu un accueil favorable chez les intéressés. Nous n’insisterons pas, ne voulant pas faire leur fortune malgré eux. Nous n’en conservons pas moins le ferme espoir que l’aisance acquise par maints de nos compatriotes dans la Grande Île y attirera peu à peu de nouveaux colons que les capitaux français se décideront, après la leçon de cette guerre, à prendre le chemin de colonies comme Madagascar, où ils sont certains de fructifier, qu’enfin l’administration saura faire comprendre à nos sujets la nécessité de collaborer, par un travail régulier, au développement du pays.

F.Mury

Le Courrier colonial

Nouvelles de Sainte-Marie de Madagascar

Farine. – Le vapeur Ispahan a débarqué, pour un commerçant de notre place, sept balles de farine soit sept cents kilos, ce qui nous permet d’avoir du pain journellement. Par vapeur Caucase attendu ce jour, le même réceptionnaire doit recevoir la même quantité de farine.

Heureux habitants de Sainte-Marie qui peuvent manger du pain à leur faim !…

Lait condensé. – Par contre, cet aliment indispensable pour les enfants nous fait complètement défaut. Et dire que, malgré les exemples de Tananarive et de Tamatave, personne ici n’a encore pris l’initiative de l’élevage des vaches laitières pour les besoins journaliers des habitants.

Pourtant, ce n’est pas le moyen financier qui manque aux thésaurisateurs du pays. Avis à qui de droit.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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