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Conjoncture : la réconciliation reste hypothétique

Conjoncture : la réconciliation reste hypothétique

L’Assemblée nationale a décidé d’ajourner le projet de texte sur la réconciliation nationale. Un jugement qui aura un impact sur le processus en cours selon le comité d’élaboration du texte.

Des répercussions suite au retard du texte. Le processus de réconciliation nationale sera finalement suspendu jusqu’à nouvel ordre, du moins jusqu’à ce que le projet de loi y afférent sera adopté. Pour rappel, les députés ont refusé de procéder à son examen…faute de temps, d’après les informations reçues.

De leur côté, les élaborateurs du texte craignent des répercussions sur le processus. Le président du comité d’élaboration de la nouvelle structure pour la réconciliation, Anaclet Imbiki a fait savoir que les répercussions toucheront en premier lieu les victimes, qu’elles soient individuelles ou collectives, particulièrement au niveau de l’indemnisation. En effet, la procédure ne pourra être lancée tant que le texte n’est pas voté. Des répercussions qui pourraient par la suite impacter sur la politique, notamment sur la relation de confiance entre le peuple et les dirigeants. «On pourrait parler de corruption, d’économie en baisse ou encore de gestion des ressources naturelles. Tout cela joue sur la stabilité du pays et la confiance du peuple vis-à-vis du régime et la réconciliation nationale pourrait être la solution», a expliqué l’ancien ministre de la Justice.

Dialogue politique…

Cependant, il a tenu à rappeler que la réconciliation nationale devrait déboucher soit sur un dialogue politique entre les belligérants, notamment les anciens dirigeants, soit sur la modification des textes fondamentaux tels que la Constitution ou les textes sur la décentralisation. Les résolutions qui ont été convenues entre tous les acteurs de la réconciliation  ne seront prises en compte qu’après l’adoption du texte en la matière. A titre de rappel, ce texte prévoit entre autre la mise en place d’une nouvelle institution remplaçant le Conseil pour la réconciliation malgache (CRM) actuel. Onze membres sur les dix-huit devraient de ce fait être désignés par le chef de l’Etat.

En juin dernier, le comité d’expert a par ailleurs soutenu que «Les mises en garde du SG de l’Onu, les avertissements de la Représentante de l’UA, les déclarations du FFKM et celles de la Conférence épiscopales des évêques catholiques, les foyers de tension qui ont tendance à se multiplier ces temps-ci, confortent l’avis du Comité sur la nécessité de mettre en œuvre le processus de réconciliation nationale». A ce titre, les évêques ont tiré récemment une sonnette d’alarme. «Nous vous demandons de ne pas faire la sourde oreille face à cet appel», ont-ils lancés à l’endroit des tenants du régime face au marasme actuel.

T.N

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