Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Reflet – CEPE 2016 : baisse généralisée des taux de réussite

Reflet – CEPE 2016 : baisse généralisée des taux de réussite

Les résultats se sont dégradés dans presque tout le pays. La majorité des Circonscriptions scolaires (Cisco) n’ont rendu aucune meilleure copie lors des épreuves du CEPE qui ont eu lieu, le 5 juillet dernier, à travers l’île. Et ce n’est pas sans raison. Le niveau des sujets des examens a été rehaussé.

Seuls les meilleurs ont réussi

C’est d’ailleurs l’objectif du ministère de l’Education nationale (Men), en prenant l’initiative d’améliorer la qualité des sujets d’examens pour l’obtention du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE). «L’objectif d’une telle disposition, menée selon le concept de Pédagogie par objectif (PPO), consiste à faire de nos diplômés des personnes qualifiées. Des sujets nécessitant une grande réflexion ont ainsi été élaborés dans le dessein de relever ce défi», a indiqué le directeur général de l’Education fondamentale et de l’alphabétisation, Todisoa Andriamampandry. Avec cette mesure, les élèves les moins brillants à l’école ont été recalés et doivent refaire les épreuves à la session prochaine.

En se référant aux résultats partiels parvenus auprès de la «Com  center» du ministère de tutelle à Anosy, les taux de réussite ont connu une baisse pour une bonne partie des 114 Cisco à travers le pays. Prenons par exemple le cas de la Cisco Antananarivo renivohitra, où le taux de réussite est de 58, 71 %, soit une chute de l’ordre de 16% par rapport à l’année dernière. C’est également le cas dans d’autres Cisco, comme celle d’Antananarivo Avaradrano, avec un taux d’admission de 58,66% contre 77% l’an dernier ou celle de Soavinandriana Itasy où 80% des candidats ont été admis en 2015 contre 46,69% cette année. A Ivohibe ou encore à Mahajanga II, les résultats ont également été médiocres par rapport à ceux de ces dernières années avec, respectivement, un taux de réussite de 42,92% et de 57,46%.

54,69% de réussite pour 68 sur 114 Cisco

Les données reçues jusqu’à hier au sein de la «Com center» à Anosy ne permettent pas pourtant de dresser la situation au niveau national. Les résultats complets recueillis jusqu’ici proviennent de 68 Cisco sur 114, avec un taux de réussite de 54,69%.  «La mise en place du système d’évaluation des acquis sur les matières malagasy et français, permettant de détecter les différents problèmes d’acquisition des élèves, explique en partie le retard de la sortie des résultats», a fait savoir le directeur de la Technologie de l’information et de la communication (DTIC), Serge Thierry Tsitohara. Au plus tard, les résultats définitifs à l’échelle nationale seront disponibles ce dimanche, a-t-on appris.

Fahranarison

Photo : Tiavina R.

Sainte-Marie en haut de la liste

Sauf changement, la Cisco de Sainte-Marie tiendra cette année le record en termes de taux de réussite au CEPE, avec 95,38% de candidats admis. Sur les 541 candidats qui ont participé aux épreuves dans ladite Cisco, 516 figurent dans la liste des admis. Ainsi, seuls 25 candidats ont été recalés.

Notons que, malgré la baisse généralisée du nombre des admis dans plusieurs Cisco, d’autres, au niveau de cinq ex-provinces affichent des résultats  satisfaisants. Citons celle d’Ambatomainty qui enregistre un taux de réussite de 66,67% contre 40,60% en 2015. A Benenitra, la situation s’est également améliorée puisque 72,78% des candidats ont empoché leur premier diplôme, cette année, si seulement 64,23% ont été admis l’an dernier.

Pas d’interférence sur le programme scolaire

Le ministère de tutelle précise. Face à la baisse des taux de réussite au CEPE, le public, notamment les parents, ne manque pas de pointer du doigt les réformes adoptées par le ministère de tutelle en vue de rehausser le niveau des élèves, via la Pédagogie par objectif appliquée depuis l’année scolaire 2015-2016. Bon nombre de gens jugent qu’une telle disposition a été appliquée hâtivement puisqu’ils estiment que sa mise en vigueur a entrainé un changement dans le programme scolaire. Ce qui pourrait être à l’origine de la défaillance de nombreux candidats vu qu’ils n’y ont pas été suffisamment préparés alors qu’au niveau ministère l’explication est tout autre.

En fait, «le PPO n’est qu’une approche pédagogique qui n’interfère en rien sur le programme scolaire.  La différence de cette nouvelle méthode avec l’Approche par la Compétence (APC), en vigueur depuis toujours au sein de l’Education de base, réside dans le mode de correction qui n’est pas le même pour les deux approches», a-t-on précisé.

Participation des élèves pendant les cours

«Auparavant, les candidats ont été notés une fois qu’ils apportent des réponses aux questions posées mais, avec le PPO, ces derniers n’obtiendront aucun point s’ils n’arrivent pas à apporter les bonnes réponses. Ce, toujours dans un souci d’élever le niveau pour une meilleure qualité de l’Education», a soutenu le directeur de la Technologie de l’information et de la communication (DTIC), Serge Thierry Tsitohara. Des réformes dans les méthodes d’enseignement ont également été entreprises avec le PPO. Ceci consiste à encourager la participation des élèves pendant les cours afin qu’ils aient un esprit créatif.

L’élaboration des sujets nécessitant plus de réflexion et de raisonnement lors des épreuves du CEPE de cette année a été une suite logique de l’application de cette méthode. Les simples questions comme, «Combien mesurent les côtes de Madagascar ?» ont été posées d’une manière plus intelligente pour amener les candidats à mieux réfléchir avec quelques tournures. Selon un enseignant d’une école primaire publique dans la capitale, «une telle question peut être reformulée comme suit, «Si on traverse les côtes de la Grande île, combien de kilomètres doit-on parcourir ?» ». «Une question à laquelle les meilleurs élèves n’auront aucun problème à répondre. Mais ce n’est toujours pas le cas pour ceux qui ont des difficultés à raisonner», a souligné un autre enseignant d’EPP.

Place à un nouveau logiciel d’évaluation

Identifier les failles. Le nouveau logiciel développé par le ministère de l’Education nationale (Men) constitue un accompagnement de l’application de la Pédagogie par objectif (PPO). «Avec  ce logiciel, on peut analyser les lacunes les mauvaises notes obtenues par les élèves le cas échéant», a informé le directeur de la Technologie de l’information et de la communication (DTIC) auprès du ministère de tutelle, Serge Thierry Tsitohara.

Pour commencer, cette méthode d’évaluation sera appliquée cette année pour les matières littéraires, notamment le «malagasy» et le «français». Et celle-ci va s’étendre, dans les prochaines années, aux  autres matières. Avec l’évaluation des acquis des élèves, les résultats du CEPE devraient s’améliorer d’ici l’année prochaine car cette méthode servira d’outil pour identifier les failles, ambitionne le Men. «Les données recueillies seront exploitées afin de détecter, de manière pointue, les faiblesses mais aussi les performances des élèves dans ces matières. Elles seront prises en compte, pour réajuster l’enseignement et préconiser l’approche adéquate, dès la prochaine rentrée scolaire», a précisé le directeur général de l’Education fondamentale  et de l’alphabétisation, Todisoa Andriamampandry.

En attendant, les candidats au CEPE peuvent, à présent, souffler et partir en vacances, pour céder la place aux candidats au BEPC qui vont se donner rendez-vous dans les centres d’examens à partir de ce lundi. Cette année, 323.963 candidats, dont 15 sont en situation de handicap, vont participer à ce deuxième examen officiel. Ils seront répartis dans 983 centres d’examens.

Fahranarison

A Mahajanga I, 549 candidats admis après…

Une fausse manipulation. Un problème technique, survenu au sein d’un centre de correction dans la Circonscription scolaire (Cisco) de Mahajanga, lors de la transcription des notes, a failli coûter une année scolaire à quelque 549 candidats aux épreuves du CEPE. De source auprès des responsables locaux, «une erreur qui s’est  produite dans la saisie des données a causé cette défaillance».

«Après détection du problème, les techniciens ont été ordonnés à réinitialiser le traitement des données», a informé, hier, le directeur de la Technologie de l’information et de la communication (DTIC) auprès du ministère de tutelle, Serge Thierry Tsitohara, joint au téléphone. Après vérification, ils ont recensé 549 candidats supplémentaires qui ont empoché leur premier diplôme dans ladite Cisco.  Ce fut une énorme surprise pour ces derniers de voir, avant-hier, leurs noms affichés dans la liste additive des admis au sein du centre d’examen concerné. Leur réussite a ramené le taux de réussite de 68%, selon les résultats initiaux, à 79,60%.

L’éventuelle sortie d’une seconde liste des admis pour la Cisco d’Antananarivo renivohitra, selon des rumeurs qui courent, actuellement, dans la capitale, a été démentie par l’adjoint pédagogique de la Cisco. Notre source de souligner que, «les résultats, publiés dimanche dernier, ne présentent aucune erreur. Ainsi, le taux de réussite de 58,71% ne connaîtra aucun changement».

      Fahranarison

Les commentaires sont fermées.