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Mouvement pour la liberté d’expression : déploiement massif des forces de l’ordre

Mouvement pour la liberté d’expression  : déploiement massif des forces de l’ordre

Journalistes, simples citoyens et membres de la société civile sont venus nombreux à Ankorondrano, point de départ de la grande marche pour enterrer la liberté d’expression, hier. Une marche qui n’a pourtant pas eu lieu à cause de l’intervention des forces de l’ordre. 

Journalistes, simples citoyens et membres de la société civile sont venus nombreux à Ankorondrano, point de départ de la grande marche pour enterrer la liberté d’expression, hier. Une marche qui n’a pourtant pas eu lieu à cause de l’intervention des forces de l’ordre.

Sans surprise, les forces de l’ordre sont venues en nombre hier à Ankorondrano non seulement pour sécuriser les lieux, mais surtout pour ériger des barrages empêchant le mouvement initié par les journalistes. Il a d’ailleurs fallu passer par trois barrages filtrants avant d’arriver au point de rendez-vous. N’ayant pas pu rallier Analakely, les journalistes ont décidé d’effectuer un sit-in devant le Gymnase d’Ankorondrano avec le cercueil de la liberté d’expression en attendant l’organisation des forces de l’ordre. Deux heures après le rendez-vous fixé, les militants n’ont toujours pas pu quitter le point de départ. Ils se sont par la suite dispersés à la demande des forces de l’ordre.

D’après les explications du général Florens Rakotomahanina, commandant de la Circonscription de gendarmerie d’Analamanga (CIRGN), un groupe d’individus aurait voulu profiter de la situation pour semer le trouble. « Ce qui est intolérable », a-t-il fait savoir. Alors que les militants ont décidé de cesser la manifestation depuis la place à Ankorondrano, des groupes de personnes se sont rués vers Analakely et ont tenté de faire forcing au barrage érigé par les forces de l’ordre devant le building Ramaroson à Soarano. Deux bombes lacrymogènes ont par la suite été lancées par les éléments de l’Emmoreg pour disperser les soi-disant manifestants.

D’autres manifestations en vue

Après cela, les journalistes regroupés autour du mouvement pour la liberté d’expression ont tenu à remercier tous ceux qui les ont soutenus dans leur démarche bien que la marche a été annulée. « Un grand pas a été franchi malgré que la marche n’a pas eu lieu. Nous tenons à féliciter les manifestants pour leur courage et leur sagesse d’avoir gardé leur calme durant cette journée », ont-ils indiqué lors d’une conférence de presse à Antanimena dans l’après-midi. Quoi qu’il en soit, la manifestation d’hier semble toutefois être un succès. « La solidarité que nous avons montré hier pour marquer notre déception face à l’adoption du Code de la communication constitue déjà une grande victoire », a ajouté le mouvement pour la liberté d’expression.

Cependant, les journalistes comptent aller de l’avant et d’autres manifestations sont en vue. D’autant plus que la marche pacifique a été matée par les forces de l’ordre. De nouvelles consignes sont attendues pour la poursuite des manifestations, cela jusqu’au retour de la liberté d’expression.

Tahina Navalona

 

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