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Chronique : fonction publique en eaux troubles

Les agents de la fonction publique seraient-ils les salariés les mieux sécurisés à leurs postes ? Divers corps osent s’engager à tour de rôle à remuer toutes sortes de dysfonctionnement dans leur département respectif. D’ordre corporatiste de prime abord, en considération de la fréquence et de  leur nombre ces mouvements révèlent les inconséquences d’une gestion des affaires publiques dans son ensemble.

Les salariés du privé sans que l’on puisse dire qu’ils baignent dans le bonheur, loin de là, ne peuvent s’autoriser la liberté de se plaindre et encore moins celle de revendiquer. En rapport à la situation d’une majorité de la population ceux qui ont un emploi n’ont qu’à s’en contenter et même à s’estimer appartenir à une classe de privilégiés. Il ne serait pas illogique dans les circonstances actuelles que employeurs et employés s’unissent à entreprendre un même combat : création d’un espace favorable à la création d’emplois, des emplois aux conditions de dignité.

Il apparait comme une évidence basique que seule la production de richesse parviendrait à arracher de la pauvreté la majorité de la population qui y croupit, et que seul le travail peut produire. La répartition des fruits d’une production constitue un autre problème, encore faut-il en premier lieu produire plutôt que de s’engager dans une vaine lutte purement théorique. Facile à dire objectent les plus sceptiques, comment agencer un climat favorable à la création d’emploi interrogent-ils.

Poser la question n’est pas la bonne formule, exiger du pouvoir la réponse et l’effectivité de celle-ci constitue le droit de la population. Ce n’est que la rançon de l’exercice du pouvoir que le peuple lui attribue avec les prébendes qui y sont liées, obligations pour lesquelles les élus se sont engagés par l’étalage de belles promesses durant le temps de propagande, période qui s’élargit de plus en plus en amont comme en aval de la date fixée pour la tenue des élections. A mi parcours du mandat présidentiel on ne sait si les discours tentent de  justifier le « bon choix » précédent ou essayent de convaincre pour un autre « bon choix » dans 30 mois.

Dans la conduite des affaires publiques, entre discours et actions les activités se réduisent à l’avenant d’un pareil schéma. Les fonctionnaires trouvent raison à secouer le cocotier, eux qui ont comme tâche de faire fonctionner le cadre dans lequel agissent les producteurs.

Léo Raz

 

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