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Sécheresse dans le sud : début de la consommation de «Raketa»

Sécheresse dans le sud  : début de la consommation de «Raketa»

La période de soudure est en avance dans la région de l’Androy cette année.  

Les premiers signes de la période de soudure sont là. Ils se traduisent par le changement des habitudes alimentaires, la consommation quotidienne de «Raketa mena» ou figuier de Barbarie, ainsi que la réduction de la ration alimentaire journalière. Prévue au mois d’août jusqu’au mois de novembre, la période de soudure est déjà entamée dans l’Androy, notamment, le côté littoral.

Une période de soudure avancée, mais pas encore le «Kere», selon le terme utilisé dans la région. Les habitants de cette contrée commencent à ne consommer que du «Raketa mena» à midi, si le soir le plat de résistance est à base de manioc sec, quelquefois mélangé avec des légumes secs, comme le pois de cap ou le pois sec et rarement avec de la viande. «Nous ne mangeons de la viande que lors d’une «Havoria»», nous a confié un enfant de la commune d’Erada du district d’Ambovombe, la grande fête marquant la fin de funérailles.

De ce fait, on ne mange que deux fois par jour, actuellement, dans la région. Sauf,  le jour du marché où ceux qui en ont les moyens, mangent un peu de riz et de la viande. Heureusement, pour certaines communes qui ont la chance d’en être dotées, les enfants se rattrapent sur la cantine scolaire. Le rapport du Système d’information sur la sécurité alimentaire et la vulnérabilité (Sisav) de la FAO du mois d’avril dernier a sorti le taux de 72% pour les habitants touchés par cette situation.

Petit élevage et produits artisanaux

La vente des animaux résultant de leur petit élevage ainsi que des produits artisanaux constitue actuellement le seul revenu des ménages. Pour le petit élevage, il est composé de moutons, de chèvres, de poules et de dindons. Toutefois, ce revenu commence à s’amenuiser, actuellement, du fait qu’ils devraient vendre tous ces animaux avant la fête du 26 juin pour obtenir un meilleur prix mais aussi, ils n’ont plus assez de fourrage ou de maïs pour les nourrir.

L’artisanat comme le tressage de corde ou la fabrication de panier ou de chapeau, tous faits de sisal, reste la base permanente du revenu des ménages. Mais, il ne constitue cependant qu’un très faible montant par rapport au petit élevage. Ce sont ces deux activités qui assurent le repas du soir. Ce n’est qu’une fois ces ressources taries que les habitants commencent à vendre leurs bétails, un cas de force majeure, selon leurs dires.

Migration massive

Comme conséquence de cette situation, les hommes valides, en particulier les jeunes, migrent vers le Nord pour chercher du travail afin de subvenir aux besoins familiaux. Analavory de la région d’Itasy, Mahajanga, Ambatondrazaka et même l’extrême Nord comme Ambilobe et Antsiranana constituent la majorité de leurs destinations. «Dans la plupart des cas, ce sont des familles qui font appel à eux, si les autres les suivent pour tenter à leur tour leur chance. Il n’est pas rare que ces derniers négocient avec les transporteurs pour ne payer leur voyage qu’à l’arrivée», a indiqué le maire d’Ambazoa, Célestin Manasoa. 30% des habitants de sa commune, le reste des 60% de l’année dernière, lui ont demandé le passeport de migration depuis le début de l’année. Dans d’autres communes, comme celle d’Erada, ce taux excède les 60%.

Sera R

 

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