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Prison de Tsiafahy : mise en place d’un bio digesteur

Prison de Tsiafahy  : mise en place d’un bio digesteur

Dans le cadre de l’amélioration de la vie des personnes privées de liberté, la Promotion de l’économie et de la préservation des ressources naturelles, le Comité International de la Croix Rouge (CICR) en collaboration avec le ministère de la Justice, ont mis en place un système de production de biogaz.

Le système biogaz installé dans la Maison centrale de Tsiafahy a été inauguré, hier. Ce projet subvient aux problèmes récurrents dans les centres de détention à Madagascar.

En fait, ce biogaz consiste à transformer les matières fécales en énergie renouvelable pour réduire la consommation en bois. «Ce bio digesteur permet d’entretenir les fosses septiques de manière continue et le biogaz produit permet d’économiser un peu de bois et réduire la durée de cuisson des aliments en cuisine» explique Christophe Vogt, chef de la délégation régionale du CICR.

A part l’adduction d’eau potable, l’amélioration au niveau de l’assainissement, la mise en place de ce système est un défi à Madagascar après Rwanda et le Népal ainsi que Philippines. D’après Lova Andriampeno, assistant de programme au niveau du CICR, des études ont été menées avant la réalisation de ce système à Tsiafahy. Pour le moment, trois sont disponibles pour l’utilisation de cette technique car la production de ce biogaz nécessite des matières fécales suffisantes. Aucun technicien ne peut surveiller constamment le fonctionnement de ce bio digesteur. Pour cela, une formation a été dispensée à quelques agents pénitentiaires. Après, c’est à eux de transmettre l’expérience aux détenus désignés à cuisiner tous les jours.

Peu coûteuse et écologique, cette nouvelle technique de transformation présente un avantage pour la prison de Tsiafahy. Selon Claude Marcel Randrianaina, chef de l’établissement, «cette technique permettra d’améliorer la cuisson des nourritures. Ceci évitera aussi la coupure fréquente des arbres».

Une situation déplorable

Actuellement, des problèmes de surpopulation se produisent au sein de la prison de Tsiafahy. La capacité d’accueil n’est pas conforme aux nombres des détenus. Au lieu de 350 prisonniers, 900 y sont incarcérés. De ce fait, des problèmes majeurs d’assainissement, des installations sanitaires et d’alimentation sont constatés. Chaque détenu consomme 350 gr de nourriture composé de riz, de légumineuses et de manioc chaque jour. La plupart de ces prisonniers âgés de 19 à 72 ans  purgent leur peine à perpétuité pour usage d’arme et assassinat. Par ailleurs, la tuberculose reste rarement la maladie qui les touche. Sur  ce plan, la CICR n’a cessé de les approvisionner en matière de médicaments afin d’éviter la transmission des maladies. Faute d’infrastructures et de moyens financiers, nombreux établissements pénitentiaires de notre pays ne peuvent pas se développer.

Depuis plus de 20 ans, le CICR  a contribué à l’amélioration des conditions de vie dans  les milieux carcéraux dans la Grande île. En 2015, 64 visites ont été effectuées auprès de 17149 détenus dans 29 établissements pénitentiaires à Madagascar. Des projets similaires seront réalisés prochainement dans 6 lieux de détention dont Ampanihy, Fort-Dauphin, Tuléar, Maevatanana, Antanimora et Mananjary. Un système de préchauffage solaire sera mis en place à Maevatanana prochainement.

Mamisoa Antonia

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