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Prison de Manjakandriana : dons aux femmes détenues

Prison de Manjakandriana : dons aux femmes détenues

Pour la troisième fois consécutive, la Première dame, Voahangy Rajaonarimampianina,  a rendu visite à la commune de Manjakandriana. Une série de dons ont été octroyés à la couche la plus vulnérable dont fait partie la prison des femmes de la région.

sEn collaboration avec l’Union européenne, l’ancienne prison des détenues politiques de Manjakandriana a été renouvelée et transformée afin d’accueillir des femmes uniquement. Certes, comme son nom l’indique, il s’agit d’un lieu d’incarcération, mais au fil des mois, voire des années de détention, les 85 prisonnières, âgées de 16 à 72 ans dont la plupart ont été condamnées pour escroquerie, ont fini par y trouver une sorte de refuge et de réconfort. A titre d’information, trois parmi elles purgent une peine à perpétuité.

«Certaines femmes détenues sont émues quand elles doivent quitter cette prison» a déclaré Eva Ravaloriaka,  maire de Manjakandriana. En fait, la prison n’est plus qu’un lieu de punition car à travers les différents programmes, elle est aussi devenue un endroit d’insertion sociale. C’est un véritable lieu d’éducation. Selon les responsables, outre la discipline stricte, le respect de chacun et des droits de l’homme en général est au centre du programme à la prison de Manjakandriana.

D’après l’explication de Hantanirina Raharilalamampionona, chef d’établissement au sein de la prison de Manjakandriana, ces femmes ne veulent plus retourner à leur vie normale et préfèrent vivre en prison à cause du rejet de la société. Et en vue de les réinsérer dans la société et de pouvoir subvenir à leurs besoins une fois sorties, ces femmes ont bénéficié d’une formation artisanale. D’après le chef de l’établissement, les femmes détenues s’entraident une fois libres afin d’arriver à joindre les deux bouts.

A l’occasion de la célébration de la fête de l’Indépendance, la Première dame, Voahangy Rajaonarimampianina a remis 10 sacs de riz ainsi que des couvertures aux femmes détenues de Manjankandriana. En guise de reconnaissance aux produits artisanaux confectionnés par les femmes détenues, elle a acheté toutes les œuvres mises en vente. Le chef de l’établissement et la porte-parole de ces femmes ont profité de cette visite pour demander la réduction des peines pour celles qui la méritent et la grâce présidentielle pour les plus âgées.

Mamisoa Antonia

La commune s’active

D’après Eva Ravaloriaka, maire de la commune de Manjakandriana, la région n’est pas vraiment une commune prospère pourtant le développement ne peut se faire que localement. En tant que premier magistrat de la ville, le maire n’attend pas toujours l’Etat pour concrétiser sa politique et essaie dans ce sens  d’utiliser les moyens du bord. L’année dernière, même si la Commune n’a pas reçu à temps les subventions de l’Etat, elle a réussi à payer les salaires du personnel grâce au fonds de la Commune. Le reste des indemnités des chefs fokontany ainsi que les revenus sur les papiers administratifs ont été consacrés à la réhabilitation du terrain de foot.

Dans le cadre du mois de l’Enfance et la fête nationale, la Première dame a profité de ce moment pour remettre des dons à la population de Manjakandriana. 550 personnes âgées ont reçu des couvertures. 4 vaches ont été attribuées à 4 femmes atteintes de la fistule vaginale. Des jouets ont été offerts aux 116 enfants faisant l’objet d’une circoncision  collective.

Mamisoa Antonia

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