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Loi de finances rectificative : le fonds de développement local retiré !

Loi de finances rectificative : le fonds de développement local retiré !

Les députés pourraient être surpris à la vue de la loi de finances rectificative (LFR) présentée précipitamment en travaux de commission hier. En effet, selon certaines indiscrétions, le Fonds de développement local (FDL), tant attendu par les élus, pourrait être supprimé.

Les débats ont débuté l’année dernière lorsque l’Etat a décidé d’allouer à chaque commune la somme de 200 millions d’ariary pour son développement. Une somme que les députés souhaitent gérer. D’ailleurs, ces derniers avaient même demandé à ce que ce montant soit doublé sous prétexte qu’il n’était pas suffisant pour les activités de développement des communes. Seulement, la loi de finances rectificative a été présentée en travaux de commissions hier à Tsimbazaza et le questeur 3 de l’Assemblée nationale, Guy Rivo Randrianarisoa, a fait savoir qu’elle a été largement diminuée pour cette année. Joint au téléphone hier, l’élu du Tim a indiqué que «Le FDL a été retiré du budget de l’Etat», bien qu’il n’ait pu donner de plus amples explications. Ce qui pourrait d’ailleurs être une des causes de la diminution du budget rectificatif. «Nous allons encore étudier cela de plus près mais je ne peux pas en dire davantage», a-t-il souligné.

Cependant la situation pourrait être une autre source de problème au sein de la Chambre basse étant donné que les députés menaçants avaient insisté pour que la gestion du FDL leur revienne. Depuis l’ouverture de cette session ordinaire d’ailleurs, le président de l’Assemblée nationale, Jean-Max Rakotomamonjy, avait évoqué ce point lors de son discours d’ouverture.

A la va-vite

Etant donné que le texte avait déjà été examiné en travaux de commissions, il pourrait être adopté avant la fin de la session ordinaire, cela d’après le député Mamy Tiana Ravelonanosy. De son côté, le questeur 3 de la Chambre basse se dit étonné de la vitesse où vont les choses, d’autant plus que l’examen de la LFR n’est pas encore intégré dans l’ordre du jour adopté mercredi dernier. «C’est la raison pour laquelle il faudra voir la situation de plus près», a-t-il précisé.

En effet, la présentation du texte a été effectuée à la va-vite, voire à l’improviste puisque seul le président de la commission finances, Zafimily Constance était présent à la réunion d’hier. Ce qui confirme encore plus l’empressement de l’Etat à adopter la LFR dans la précipitation. A l’allure où vont les choses, la LFR pourrait finalement être adoptée avant la fin de cette session ordinaire, ce qui donne moins d’une semaine pour les députés de l’examiner minutieusement.

Dans tous les cas, la Commission électorale nationale (Ceni) pourrait se réjouir de l’adoption de la LFR puisqu’il semblerait que son budget de fonctionnement sera finalement intégré dans le budget de l’Etat. La Ceni bénéficiera ainsi de la somme de 800 millions d’ariary pour toutes ses activités de cette année. Une décision qui a été très attendue car l’organe électoral a toujours fait part de sa volonté de ne plus dépendre de l’Etat.

Tahina Navalona

 

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