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Air Madagascar : sortie de la liste noire de l’UE

Air Madagascar : sortie de la liste noire de l’UE

La décision de la Commission européenne sur le sort de la compagnie Air Madagascar devrait être connue cette semaine. L’annonce est prévue pour le 15 juin prochain. En fait, la compagnie nationale s’apprête à sortir de l’annexe B.

La compagnie aérienne malgache devrait annoncer cette semaine sa sortie de la liste noire, plus connue sous l’appellation d’Annexe B, après l’audit de la compagnie effectué par l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA), une société privée prestataire de la l’Union européenne. En effet, l’EASA a remis les résultats de l’audit aux commissaires membres de la Commission qui vont décider ensuite du sort de la compagnie malgache.

«Le journal de l’aviation» a effectivement énoncé sur son site web vendredi dernier que «L’aviation civile malgache a en effet réussi à se hisser aux standards internationaux grâce aux yeux des autorités européennes». En fait, Air Madagascar sortira bientôt d’un gros trou d’air, grâce aux réformes entreprises par l’ACM. A rappeler qu’Air Madagascar figure dans l’annexe B de la liste noire depuis 2011 et devait louer des A340-300 à Air France (opéré par Air Atlanta Icelandic) pour desservir la France.

Le 11 décembre dernier, l’Union européenne a publié une nouvelle mise à jour de la liste des transporteurs aériens faisant l’objet de restrictions d’exploitation au sein de l’UE. Parmi les 228 compagnies de 20 pays, seule Air Astana a été retenue. C’est dans cette même liste que la Commission précise en effet les types d’appareil faisant l’objet de la restriction. Pour le cas d’Air Madagascar, il s’agit de «Toute la flotte sauf : appareils de type Boeing B737, appareils de type ATR 72/42 et 3 appareils de type DHC 6-300».

Combler le déficit

L’Union européenne a publié ce document depuis 2006. Il est divisé en deux parties. La première, dite «Annexe A», comprend toutes les compagnies interdites de vol en Europe. La seconde, baptisée «Annexe B», recense celles qui font l’objet d’une restriction sur certains appareils de leur flotte. Une fois blacklistée, la compagnie aérienne ne peut plus se poser dans un aéroport européen. Si elle veut poursuivre son exploitation, elle doit alors affréter auprès d’un opérateur qui, lui, n’est pas interdit. C’est ce qui est arrivé en 2011 à Air Madagascar pour poursuivre sa desserte de Paris. Une opération qui coûte cher et qui contribue à creuser son déficit financier.

En tout cas, cette sortie de l’annexe B lui permettra de desservir la France en opérant elle-même ses appareils. De quoi assainir ses comptes, qui accusent un déficit de 76 millions de dollars en début 2016. La situation a frustré les employés, qui se sont mis en grève en 2014 pour dénoncer le maintien de leur compagnie sur l’Annexe B.

Arh.

 

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