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Les Papillons battent des ailes

Les Papillons battent des ailes

Le système en soi n’est pas mauvais, mais c’est l’organisation en elle-même qui laisse à désirer. Quand l’intérêt commercial a tendance à abuser de celui de l’attente publique, forcément le mécanisme connaît une faille et rencontre incontestablement des obstacles en cours de réalisation. Sur les parkings d’Analakely, au quotidien, les contraventions pleuvent. Les statistiques d’Easy Park, qui a obtenu la gestion de ces aires de stationnement sont attendues, mais à en croire les réactions et la grogne des usagers qui se posent souvent sinon toujours en victimes, autant dire que les papillons laissés sur leurs pare-brise d’une manière «floue et entourloupe» suscitent la controverse.

Quelles sont les attributions des agents d’Easy Park et celles de la police municipale sur les parkings d’Analakely ? Le fait que des agents de la CUA montent au créneau et demandent illico presto à Easy park d’enlever leur emblème bien en évidence sur les tickets de contravention, est en quelque sorte insensé. La question n’est pas de savoir si c’est légal ou non, mais la CUA n’a-t-elle pas briefé au préalable ses agents sur les tenants et aboutissants du rôle d’Easy Park afin que ses agents arrivent à cerner d’une manière professionnelle leurs périmètres d’intervention sur le terrain ? Du coup, les usagers ne savent plus à quel saint se vouer. Si les agents d’Easy Park ne vous collent pas à votre insu une contravention, ceux de la police municipale vous attendent au tournant. Dans tous les cas, il faut payer quelle que soit la manière…

Du coup, il ne faut pas s’étonner si cette situation de conflit d’intérêts pousse les usagers à pointer du doigt le système. A vrai dire, tant que ce problème d’«usurpation de fonction à la limite même de l’abus de pouvoir» – comme les agents de la police municipale l’ont dit, sans oublier cette frustration d’avoir marché sur leur platebande – n’est pas résolu, du côté des automobilistes, il faut également s’attendre à des mécontentements qui au fond ne sont pas bons pour le business.

Offrir le meilleur service est avant tout un acte de confiance vis-à-vis du public, le contraire risque de susciter des actes de désobéissance. La Commune urbaine d’Antananarivo et Easy Park doivent accorder leurs violons. Personne n’est contre l’organisation et l’assainissement d’un parking payant mais quand la gestion au lieu d’harmoniser sème la pagaille, peut-être qu’il faut revoir le système et changer la manière de procéder pour rendre le mécanisme plus… Easy.

Andry Rabeson

 

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