Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chronique : mal-vivre des affectations par les fonctionnaires

Du temps des colonies, comme maintenant du reste, il existait des villages tellement difficiles d’accès que quasi coupés du reste du monde, on considérait de disciplinaire l’affectation d’un fonctionnaire à l’un de ces endroits. Une fois installés et adaptés au mode de vie imposé par l’enclavement, les fonctionnaires « en pénitence » se faisaient au climat de paix royale, deux ou trois dans le même patelin suffisaient à créer une coterie de notables locaux influents. Parfois il est arrivé qu’à la levée de leur temps de purge certains aient trainé les pieds pour quitter leur « bagne » et que d’autres mêmes y aient même élu domicile pour vivre leur retraite.

Le problème ne se pose pas de la sorte pour la mauvaise volonté exprimée massivement aujourd’hui d’aller rejoindre les nouveaux lieux d’affectation, tout simplement nombreux peinent à quitter un nid douillet. Humainement ça se comprend, on y a pris ses marques et posé ses repères. Il est cependant ceux qui  de leur poste actuel ont fait un repaire. Les bonnes mauvaises habitudes ont fini par éroder les principes et par ici les petits trous par là les copinages pour complicité de micro-corruptions. Du douillet cousu main. Ne pas lâcher la proie un réflexe de prédateurs. Toutefois il n’est peut-être que justice de moduler cette considération. Tous ceux qui refusent ou manifestent mauvaise volonté pour se conformer à une décision d’affectation ne sont pas nécessairement des ripoux, dans le tas il doit bien exister des agents sains.

Une sorte de climat d’indiscipline s’installe dans le milieu des fonctionnaires, à tort ou à raison il circule une thèse qui accuse d’une teinte politique les affectations actuelles. En pareilles circonstances les rumeurs ne manquent pas d’assombrir encore plus le paysage qui dans l’instant présente un relief déjà des plus chaotiques.

Les conditions des fonctionnaires méritent un nouvel examen général. Il existe tant de disparités tant dans le fondement même que dans les modes de rémunération. Chaque régime qui passe bricole en utilisant les textes en fonction de ses propres convenances. Et comme on prête de préférence aux riches, les choses enflent à propos des clans qui passent au pouvoir (très vite ils deviennent riches), la rumeur inverse l’adage et conseille de s’adresser plutôt à ses saintes qu’à Dieu, à ce qui se raconte elles sont deux femmes qui à elles seules font des miracles, parviennent à rendre muettes et inefficaces lois et même décisions prises au sommet.

Léo Raz

Les commentaires sont fermées.