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Sanction de la Cites : d’autres espèces risquent l’embargo

Sanction de la Cites  : d’autres espèces risquent l’embargo

Madagascar a jusqu’au mois de juillet pour remettre son rapport sur l’assainissement de la filière bois de rose et bois d’ébène à la Cites. La levée de l’embargo sur ces bois précieux dépendra de ce rapport.

Madagascar doit remettre un rapport définissant les avancées des mesures prises pour la lutte contre le trafic des bois précieux, essentiellement du bois de rose dans le pays, le mois de juillet prochain, à la Convention internationale des espèces des faune et flore sauvages menacées d’extinction (CITES). Celle-ci décidera de la levée ou non de l’embargo sur l’exportation de bois de rose et de bois d’ébène, lors de la réunion du comité permanent, au mois septembre. «Dans la mesure où Madagascar n’a pas fourni des efforts significatifs par rapport aux mesures d’assainissement de la filière bois précieux, le moratoire peut s’étendre à d’autres espèces», a affirmé une source proche du sujet.

Le ministère de l’Environnement se focalise actuellement sur la mise en place d’un cadre législatif pour renforcer la lutte contre le trafic de nos bois précieux. Le décret d’application de la chaîne spéciale traitant toutes les affaires de bois de rose devrait être promulgué durant cette session parlementaire. Par ailleurs, le comptage des rondins de bois de rose a été également effectué. Le ministère a annoncé récemment que 97% des rondins répartis dans toutes les régions d l’île ont été recensés.

Renforcement de capacité

Par ailleurs, l’insuffisance d’agents qualifiés fait partie des problèmes majeurs du ministère de l’Environnement, de l’écologie et des forêts.  D’ après les propos de Hanta Rabetaliana, secrétaire générale du ministère de l’Environnement, à l’occasion de la Journée de l’environnement célébrée samedi dernier, les trafics et l’exploitation sauvage des ressources naturelles restent une menace majeure pour la biodiversité de l’île. «La gestion de proximité des forêts est indispensable pour renforcer les contrôles et appréhender les infractions perpétrées par les trafiquants. Nous procédons actuellement au renforcement de capacité des agents forestiers», a poursuivi cette responsable. Un renforcement de la collaboration avec les agents des frontières s’avère un enjeu majeur après la saisie de plusieurs ressources naturelles en provenance de Madagascar dans d’autres pays, comme les 103 tortues Radiata à l’île Maurice. D’autres tortues en provenance de Madagascar ont également été saisies par les douaniers en Inde récemment.

Le ministère de l’Environnement appelle également à la prise de responsabilité de tous les acteurs pour la protection de l’environnement. «Nous voulons véhiculer l’écocitoyenneté au niveau de la population, c’est-à-dire, la prise de responsabilité de tout un chacun. Tous les trafics enregistrés, ces derniers mois, proviennent des dénonciations faites par de simples citoyens», a conclu Hanta Rabetalianina.

Riana R.

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