Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Reflet – démocratie et état de droit : la disproportion de la proportion

Reflet – démocratie et état de droit  : la disproportion de la proportion

Des contradictions flagrantes se reflètent dans la gestion des affaires nationales sous différents régimes mais, la situation va, en grandissant, dans des proportions inquiétantes au fil des années, au grand dam du citoyen lambda.

Opinions et manifestations

L’on  s’est vanté d’une meilleure application  de la démocratie et de l’Etat de droit, allant jusqu’à anticiper les satisfecit de la Communauté internationale, sans en apporter des preuves palpables. Si la démocratie se concrétise par la liberté d’expression et la liberté de manifester dans certains pays, les pratiquer de cette façon pourra se transformer en délit dans notre pays. Les dirigeants arguent du respect de l’Etat de droit pour sévir contre les partisans actifs de la démocratie même si cet Etat de droit prôné est limité par des paramètres spécifiques dans son application.

Les crises débutent toujours par les réactions disproportionnées des autorités pour annihiler toute velléité de manifester. Muselés, ceux qui espèrent exprimer leurs opinions sont frustrés par le refus de dialogue des dirigeants rejetant les balises de leurs opposants auxquels ils ont ôté le droit fondamental à la démocratie pour les couvrir d’un Etat de droit «bancal». Gare à ceux qui s’aventurent à passer outre. Le sénateur Lylison Réné de Roland en illustre bien un des cas les plus récents au pays.

Cet officier supérieur de la Gendarmerie nationale malgache, reconverti à la politique en siégeant à la Chambre haute, n’a peut-être pas encore compris les définitions politiques de la démocratie et de l’Etat de droit en s’évertuant à mener ses partisans à une séance de dépôt de gerbes sur la stèle d’Ambohijatovo et au mausolée d’Avaratr’Ambohitsaina le 29 mars dernier. Accumulant les bourdes, l’officier-sénateur a ouvert les portes de son domicile d’Ambohipo à la population. Les va-et-vient provoqués par cette initiative ne fut point du goût du régime qui y voyait un soupçon de complot pouvant aboutir à la déstabilisation. S’ensuivirent des arrestations renforçant les rumeurs de déstabilisation. Le principal concerné ayant disparu de la circulation au moment de la perquisition de son domicile. D’autres personnes ont dû aussi subir des perquisitions relatives à cette affaire pour des raisons dont elles ignorent, ont-elles déclaré.

Les responsables expliquent ces mesures dans la prise de dispositions proportionnées aux faits mais leur application reste toujours disproportionnée quoi que l’on dise…

Des pompiers de service…

Le cas de ce sénateur et de ses compagnons d’infortune n’est pas isolé en ce régime d’Etat de droit qui nous gouverne.

Les différents syndicats en ont fait les frais lors de leurs manifestations en étant rabroués par des forces de l’ordre répressives. Le non-respect de la liberté syndicale basée sur les manifestations et les expressions d’opinions marque la violation flagrante de la démocratie et de cet Etat de droit tant souhaité par ailleurs. Les syndicalistes, représentant la force vive, versent dans le monologue à défaut de concertation avec l’Etat qui doit décider de leurs desiderata.

Le musèlement des opinions divergentes  reste la force de gouvernance préférée du régime qui enclenche les actions de ses pompiers de service à défaut de la police répressive  pour masquer le refus de dialogue.  Les intimidations ne sont pas à écarter dans ces cas s’il le faut puisque la liberté d’expression n’est que de nom et la démocratie, une déclaration vide de sens. Les foyers de tensions, au lieu de s’apaiser, se multiplient ainsi par la hausse du nombre des frustrés d’un régime adepte de la fuite en avant qui applique des mesures disproportionnées à la proportion conventionnelle…

Manou

 

Les commentaires sont fermées.