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Perquisition : Sénateur Lylison : « Deux poids, deux mesures »

Perquisition  : Sénateur Lylison : « Deux poids, deux mesures »

Lors de son intervention sur les ondes d’une station de radio privée de la capitale, hier, le sénateur Lylison René de Rolland a tenu à porter des précisions relatives à son appel à la ville morte tout en dénonçant une justice de deux poids, deux mesures relative aux séries de perquisition menées ces derniers temps.

«Je n’aurais pas fait cet appel si les responsables étatiques avaient réagi aux cris d’alarme, lancés depuis longtemps par les différentes entités telles que les opérateurs victimes d’un détournement de fonds, notamment auprès du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation. Il en est de même par rapport à un membre du gouvernement mêlé à des affaires louches, des conseillers et proches du chef de l’Etat impliqués dans l’affaire d’Anjozorobe», a déclaré le sénateur Lylison René de Rolland, lors d’une intervention téléphonique censée provenir de la ville de Mahajanga. «D’ailleurs l’appel que j’ai lancé ne concerne pas seulement la capitale mais le pays tout entier, c’est aussi le cas de Mandritsara où la population s’est insurgée», a-t-il ajouté.

A entendre l’élu de la cité des Fleurs, celui-ci puise la légitimité de son appel à une ville morte, mercredi dernier, dans la souffrance de la population, la corruption et l’injustice. «Il existe actuellement une justice de deux poids deux mesures au pays. Pourquoi n’y a-t-il pas eu de perquisition lorsque la voiture d’un élu a été prise en flagrant délit de transport de cannabis ?», s’est-il interrogé, se référant ainsi à l’affaire des cent trente-et-un sacs de cannabis, découverts dans quatre 4×4 munis de cocarde à Ihosy.

Impunité

Profitant de son intervention, l’ancien homme fort des Forces d’intervention spéciale (Fis) à l’époque de la Transition, a répondu aux propos du président du Sénat Honoré Rakotomanana, par rapport à l’impunité. «Il ne devrait pas y avoir d’impunité, j’en conviens. C’est d’ailleurs pour cela que je m’érige aujourd’hui face aux iniquités sociales. Tant que des injustices existent, je continuerai de parler (…). L’impunité devrait également concerner les proches du Chef de l’Etat. Je n’ai rien dit de faux dans mon appel», a indiqué le sénateur Lylison René de Rolland.

Suite à la perquisition dans la maison du parlementaire, le Président de la Chambre haute, Honoré Rakotomanana a en effet soutenu qu’«A partir du moment où il parle en son nom personnel, en dehors du palais du Senat et hors de sa mission de sénateur, il doit en assumer pleinement les conséquences. De ce fait, il peut être arrêté sans qu’il y ait lieu de parler d’immunité parlementaire». Une déclaration qui, semble-t-il, passe mal auprès des partisans du sénateur concerné.

Interdit de sortie

Du reste, le sénateur Lylison René de Rolland a aussi fait un clin d’œil, aux  habitants de la capitale, notamment les intellectuels. «Je lance un appel aux intellectuels  et ‘olobe’ de la capitale à voir de près la situation du pays», a-t-il conclu. Le sénateur Lylison René de Rolland reste, quoi qu’il en soit, dans le collimateur du régime. Il est désormais frappé d’interdiction de sortie du territoire (IST), depuis le 24 mai. La lettre émanant du ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, qui est aussi Premier ministre, a circulé sur les réseaux sociaux, hier. Une mesure qui fait probablement suite à l’appel à la ville morte lancé à travers plusieurs médias de la capitale. En tout cas, la mesure passe mal auprès des partisans du sénateur Lylison.

Haja R

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