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Conjoncture : l’Etat policier tombe les masques

Conjoncture  : l’Etat policier tombe les masques

La situation actuelle fait état d’une manipulation de l’opinion publique. Faire grand cas d’une chose dans l’unique but de masquer la contestation populaire.

En fait, face à la grogne des organisations de la société civile, aux revendications syndicales et aux interpellations des hommes d’Eglise dénonçant sans état d’âme l’incapacité de l’Etat d’établir une paix sociale, base du développement, sans parler de l’insécurité grandissante dans le pays, le régime au lieu de voir la réalité en face, préfère miser sur la stratégie de la diversion qui consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et pourquoi pas chercher un bouc émissaire. Les rumeurs de troubles voire même d’un coup d’Etat ont fait l’objet d’une large diffusion ces derniers temps dans certains journaux de la place. Un déluge continuel d’informations qui empêche en quelque sorte l’opinion publique de s’intéresser aux vrais problèmes, d’autant que des rumeurs de mandat d’arrêt contre un important acteur économique de la place ont été lancées. A l’heure où nous mettons sous presse, la rédaction n’a obtenu aucune confirmation sur le sujet.

Bref, au lieu de s’attaquer aux divers maux qui minent le pays et donner la liberté d’entreprendre aux acteurs économiques, les dirigeants se lancent dans des attaques personnelles. Les médias porte-parole du régime sont d’ailleurs en première ligne pour mettre en œuvre ce coup de communication. Pour autant, il semble que les étapes en matière de justice n’aient pas été respectées.

Il faut savoir que les mandats d’arrêt ne sont pas lancés selon le bon vouloir des autorités. Il existe des démarches et des règles à respecter dans le pays qui se réclame à cor et à cri un Etat de droit. D’abord, il appartient au parquet ou au tribunal de faire sortir un mandat d’arrêt alors que depuis hier, ni le Procureur général, ni le Procureur de la République n’ont confirmé l’émission d’un tel mandat. Sollicités par la presse, hier, ces deux responsables n’ont d’ailleurs pas voulu polémiquer sur ce point. En sus, il faudrait aussi convoquer la personne concernée à trois reprises, suivi d’un mandat d’amener. Ce qui n’est pas le cas jusqu’ici. Apparemment, on s’achemine de plus en plus vers un Etat policier…

Etat de police !

Il est évident que le respect de la justice ne semble ici qu’un leurre auprès des partenaires techniques et financiers car dans le concret, il n’existe aucune avancée, et ce à travers l’implication de l’Exécutif dans ce secteur. Malgré les efforts manifestes de la justice, le dernier mot appartient toujours au pouvoir central. Alors, il ne faut pas s’étonner si l’on procède aux arrestations arbitraires sans enquête préalable. On assiste à une véritable d’oppression et à une politique d’intimidation et de menace à l’encontre des opérateurs économiques malgaches qui, sous cet angle permettent aux proches du pouvoir de bénéficier de toutes les opérations en cours. C’est le cas d’ailleurs, ces jours-ci, des interdictions de sortie du territoire (IST) intempestives sorties par le ministre de l’Intérieur qui est aussi paradoxalement le Premier ministre. Ceci explique peut-être cela, dit-on dans le jargon journalistique.

En tout cas, avec cette affaire de mandat d’arrêt lancé à l’encontre d’un opérateur économique et le cas « sénateur Lylison », ce régime continue à bafouer non seulement la liberté d’expression mais aussi le droit des peuples à avoir des informations fiables, et ce en empêchant les médias de faire leur travail correctement. La réflexion d’un acteur politique est d’ailleurs importante sur ce point : « Cela signifie que désormais tous ceux qui osent critiquer le régime seront dans le collimateur ».

L’Etat fait diversion

Visiblement, il y a anguille sous roche. A vrai dire, ces rumeurs de mandats d’arrêt ont commencé à circuler juste après la publication des articles relatifs à l’achat du jet privé Falcon qui survenait avant le départ à Istanbul de la délégation présidentielle. Bizarrement, le jet a été aperçu à l’aéroport de la capitale turc à travers une image envoyée par l’équipe de communication de la Présidence. Par ailleurs, il semble également que 60 milliards d’ariary ont récemment été sortis du Trésor, destiné au Comité national d’orientation (CNO), en charge de l’organisation du prochain sommet de la Francophonie, prévu en novembre. Cependant, des sources concordantes notent avec insistance que les salaires des employés au sein de cette entité n’auraient toujours pas été versés. A cela s’ajoute le fait que les préparatifs n’avancent pas car  la BOA, maison-mère n’a pas donné la caution pour le financement des travaux.

Haja R.

 

Une réponse à "Conjoncture : l’Etat policier tombe les masques"

  1. Salva  26/05/2016 à 19:44

    ETAT DE DROIT vous rêvez il n y en a jamais eu , pas plus sous ratsiraka didier que sous ravalomanana et sous ce régime c est pire mais on devrait commencer à s y habituer…Rapellez vous l ancien ministre de l intérieur de didier ratsiraka je cite jeanjacques rabe..quelquechose c était un champion de l abus de pouvoir il osait meme draguer des femmes mariées et draguer c est exagéré! alors ETAT DE DROIT vous rêvez tous il n y en a pas et il n y en aura jamais.J ai fait exprès de mettre aucune majuscule aux noms de ces politi-chiens

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