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Reflet de la semaine – Festival Donia 2016 : un événement culturel et une bonne ambiance avant tout

Reflet de la semaine – Festival Donia 2016 : un événement culturel et une bonne ambiance avant tout

Le festival Donia reste avant tout un événement culturel. Comme les précédentes éditions, la 23è qui s’est déroulée du 11 au 15 mai dernier, a permis à Nosy Be de devenir une fois de plus le carrefour des cultures, et un lieu de retrouvailles des artistes, ainsi que des amoureux de la bonne musique, avec notamment plus d’une vingtaine de groupes à l’affiche.

La déception

Les critiques ont fusé de partout quant aux tenues portées par Arnaah et Fiyah  lors de leurs prestations sur les planches du stade d’Ambodiavoanio, qui ont eu respectivement lieu le jeudi 12 et le samedi 14 mai. Les photos des deux artistes qui circulaient sur les réseaux sociaux ont été critiquées par ceux qui n’ont suivi l’événement qu’à travers les informations partagées en ligne. «Vulgaires et dépréciant les valeurs malgaches», disent-ils. Mais pour les Nosybéens et les adeptes de l’ambiance Donia, les jaloux et ringards n’ont pas leur place au festival, car tous les artistes sont jugés en fonction de leur prestation, rien que cela.

Pour la majorité de l’assistance, la prestation de la jeune chanteuse originaire de Sakaraha (Toliara), découverte pour la première fois sur scène aux côtés de Big MJ, aurait pu être une sans faute. Pour faire le chaud, Arnaah a fait littéralement son show et s’en est sortie à merveille. Ce qui n’était malheureusement pas le cas de ses choristes qui n’ont pas du tout assuré leur partie, handicapant la représentation dans son ensemble. La chaleur dégagée par la jeune chanteuse au cours de son spectacle n’était déjà pas suffisante, à cause des fausses notes des chœurs, mais Nina’s qui a pris le relais n’a pas non plus donné davantage, comme on l’avait espéré. La jeune star de la musique tropicale du Menabe n’a pas bougé du tout sur scène, «pour des raisons de santé», explique-t-elle, rendant ainsi plate sa prestation en général.

L’autre petit bémol du spectacle Donia fut certainement la prestation de Gangstabab, celui qu’on prétendait être l’une des grandes découvertes du festival. Bien qu’il se soit déjà produit à Nosy Be l’année dernière, dans le cadre d’un autre grand événement culturel de l’île aux Parfums, le rappeur-slameur et politicien n’a malheureusement pas encore su assurer sa partie, décevant ainsi les perfectionnistes et mordus de bonne musique.

Le show chaud tropical

A Nosy Be, comme dans d’autres régions côtières de la Grande île, la musique tropicale chaude, à l’instar du salegy, du kilalaky ou encore du zouk love, reste avant tout la carte maîtresse de l’ambiance. Ainsi, le choix du comité d’organisation du festival (Cofestin) de programmer ceux qui véhiculent ce  genre musical, a porté ses fruits lors de la 23è édition de Donia. Ce, à commencer par la prestation de Barinjaka qui a clôturé le spectacle de la première journée du grand show. Le jeune promoteur du kilalaky a pratiquement sauvé les meubles après la prestation peu convaincante de Nina’s et les imperfections des collaborateurs d’Arnaah.

Note majeure également pour Janga Rataha qui a clôturé en beauté la soirée du vendredi 13 mai après le grand spectacle inédit du groupe Ambondrona, une formation qui  joue surtout du rock mais qui a une grande place auprès des mélomanes nosybéens et des inconditionnels de Donia en particulier. Le  manganja, un rythme musical traditionnel véhiculé par cet ancien danseur et accordéoniste du groupe Saramba de l’épouse du roi du salegy, a résonné de toutes parts à Nosy Be. Ses œuvres, bien connues dans la région, ont été reprises à tue-tête par l’assistance, malheureusement pas assez nombreuse.

Malgré ce que l’on disait sur Fiyah, le zouk love et le begina qu’elle a apportés ont également fait écho à Nosy Be lors de la prestation de cette chanteuse dans le cadre de la troisième journée du spectacle de Donia, sa première participation au festival d’ailleurs. Le spectacle de cette artiste a particulièrement donné le ton d’une ambiance chaude que Tence Mena a transformée en une véritable liesse populaire.

L’entrée sur scène de cette dernière sur une moto a déjà présagé le feu qu’elle allait mettre dans le stade d’Ambodivoanio pour réchauffer la fraîcheur de la fin de soirée au bord de la mer de l’île aux Parfums. En alignant dans son répertoire les tubes qui restent sur les lèvres du grand public et en présentant ses nouvelles créations que l’assistance a très vite assimilées, l’artiste confirme une fois de plus son statut de reine du bal «mipoapoaka» et témoigne davantage de son vif désir de satisfaire avant tout son public.

La reine et le maître

L’on n’a pas surnommé «Reine du salegy» pour rien Ninie Doniah. Après plusieurs années d’absence des planches d’Ambodiavonio, elle a fait un retour à succès dans le cadre de la 23è édition du festival, en assurant l’avant-dernier spectacle de la quatrième et dernière journée du grand show de Donia. L’artiste semble n’avoir rien perdu de son charme, ni de son charisme, ainsi que de son sens de l’ambiance sur scène. En dépit de sa longue absence de la scène, ses œuvres restent encore sur les lèvres des mélomanes, et enivrent plus d’un.

Fandrama reste malgré tout le maître de l’ambiance et surtout du salegy gôma. Voilà pourquoi le Cofestin l’a toujours programmé à chaque édition de Donia, ces dernières années, pour clôturer le festival. Cet artiste véhicule en effet une musique accrocheuse qui peut tenir l’assistance éveillée jusqu’à l’aube, parce que l’ambiance est tout simplement très chaude. Fidèle à cette tradition, cet artiste originaire d’Anivorano (Antsiranana) n’a pas failli à son devoir et notamment à la confiance que le public de Donia lui a toujours accordée.

Nombreuses autres activités

Le festival Donia de Nosy Be n’est pas uniquement les spectacles nocturnes sur la grande scène du stade d’Ambodivoanio, il y a également le grand carnaval qui a, depuis les débuts de cette manifestation fait la renommée de  l’événement. Cette année, malheureusement, il y a eu moins de participants qu’auparavant, mais le niveau de prestation de chaque groupe ou formation participante, a particulièrement rehaussé l’événement. Voilà pourquoi, le groupe qui a remporté le concours de la compétition entrant dans le cadre du carnaval, Jazz Failonne, a suscité des vifs commentaires, car les membres du jury eux-mêmes auraient été divisés à cause de la très grande qualité des shows des participants.

La particularité de la 23è édition du festival Donia de Nosy Be a été le lancement du concours Mister Donia qui complète le concours Miss Donia, existant depuis quelques années. Et à la surprise de tous, le premier Mister Donia est un beau jeune homme originaire de Toliara, dans le Grand Sud de Madagascar, qui s’est particulièrement déplacé dans le Nord, pour participer à ce concours.

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