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Rumeurs de coup d’Etat : la TVM et la RNM sous haute surveillance

Rumeurs de coup d’Etat  : la TVM et la RNM sous haute surveillance

Réalité ou fiction ? Des rumeurs autour de l’existence d’un éventuel coup d’Etat se sont répandues comme une trainée de poudre dans la capitale, hier en début de soirée. Les forces de sécurité semblent d’ ailleurs sur le qui-vive. «Ce ne sont que des rumeurs». C’était la réponse avancée à maintes reprises par les responsables étatiques, hier, à la question de savoir si un coup d’Etat se prépare réellement dans le pays. «D’ ailleurs si une telle tentative couve, il est impensable de la connaître à l’avance», assurent certaines personnalités sur les réseaux sociaux. La question a en effet été sur toutes les lèvres sans que l’on puise avoir une réelle indication sur qui fait quoi.

Quoi qu’il en soit, la seule réalité tangible a été l’existence des mesures prises par les forces de l’ordre, lesquelles n’ont pas manqué d’alimenter encore plus ces rumeurs autour d’un changement anticonstitutionnel de régime. En effet, une cinquantaine d’éléments armés de l’«Emmo-Sécurité» ont été postés devant les deux stations audiovisuelles nationales depuis hier. Contactées à propos de cette disposition, les sources proches des forces de l’ordre assurent qu’il s’agit simplement d’une «Mesure de sécurisation de la radio et de la télévision nationales» car dès «qu’une rumeur devient persistante, il faut prendre des décisions afin d’éviter un éventuel trouble».

Sous bonne garde

Depuis quelque temps, le terme «coup d’Etat» est revenu à plusieurs reprises, que ce soit dans la presse ou dans les discussions politiques. La multiplication des revendications sociales, alimentées par des syndicalistes soutenus par des politiques n’a pas non plus manqué de mettre la puce à l’oreille du régime qui est resté sur ses gardes. C’est ainsi que la commémoration de la journée du «13 mai 1972» s’est déroulée sous bonne garde des forces de l‘ordre. «Des dispositions afin de faire face à des actes de déstabilisation et de casses», avaient alors indiqué les premiers responsables des forces de l’ordre à cette occasion. Et depuis, les rumeurs ne semblent pas se dissiper sur l’éventuel casse pour mettre à terre le régime.

Les tenants du pouvoir ne cessent cependant de clamer la nécessité de parvenir à une stabilité. Pas plus tard qu’hier lors d’un déplacement dans le Nord du pays, en compagnie du Premier ministre, le ministre des Transports et de la météorologie, Benjamina Ramanantsoa a réitéré les propos du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Ce dernier, lors de son passage dans la Grande île récemment avait mis en garde contre toute tentative de changement de régime par la force. «L’ Organisation des Nations unies ne tolérera jamais tout changement de gouvernement de manière illégale. Je sais que l’Union africaine ne l’acceptera pas également (…). J’invite tous les dirigeants à calmer les esprits. Vous avez élu vos dirigeants démocratiquement et tous les problèmes devraient être résolus de manière légale», avait-il alors soutenu. Il reste que chaque acteur politique a interprété à sa façon cette déclaration.

Jao Patricius

 

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