Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Les leçons du passé

Les leçons du passé

Entre indifférence et réalité, il y a un fossé pouvant devenir tôt ou tard un trou béant qui risque d’engloutir tout espoir d’une « nouvelle vie ». De nos jours, mettre au monde un enfant dans des pays – développés, sous-développés ou en voie de développement – qui souffrent de mille maux à cause de plusieurs fléaux, présente toujours des risques. Qui dit vrai ? Là n’est pas la question car la vigilance est toujours de mise quand il s’agit de vie sociale ou de faits de société.

Dans cette rubrique, analystes économiques, sociologues et experts en sciences humaines savent pertinemment que la santé publique reste au premier plan et va toujours de pair avec le développement. Parlant effectivement du virus Zika qui a vraisemblablement défrayé la chronique ces derniers temps, il a été colporté ici et là que la pandémie est arrivée à Madagascar alertant ainsi diverses institutions ministérielles et organismes concernés à prendre les mesures nécessaires pour freiner sa propagation. Favorisant ainsi la psychose qui a déjà gagné du terrain dans quelques localités.

Dernièrement, la mise en garde des touristes n’était pas le cadet des soucis du ministère français des Affaires étrangères rapportés dans les colonnes des quotidiens malgaches. La panique générale dans quelques Etats d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale a affecté beaucoup d’autres Nations. Et le peuple malgache n’était pas épargné puisqu’on est si vulnérable… ou pas car « à quoi bon s’affoler ? Il faut se la couler douce ! ». On connaît la chanson mais on a l’habitude de couvrir les fausses notes avec des actions peu ou prou moins urgentes que d’autres. Heureusement que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) ont démenti l’information. Le pire est évité et il faut dorénavant se mettre sur nos gardes pour ne pas encaisser le coup de cette indifférence et de cette précipitation tardive face à une situation dangereuse.

Mais honnêtement, sans ironie aucune, on n’est plus à l’époque où l’art de prévenir plutôt que guérir est maîtrisé. Déjà, l’offre ne suit pas la demande dans les hôpitaux publics. Rien que sur ce plan, les plus vulnérables sont déjà condamnés à subir les conséquences si jamais le virus Zika frapperait réellement le pays. Pour la petite histoire, Madagascar en a vu de toutes les couleurs si l’on compte le nombre de pandémies, fléaux ou épidémies (peste, paludisme, choléra,…). En tout cas, peu importe le terme scientifique utilisé, le passé nous a appris que l’impact est toujours cher payé pour un pays devant de grands défis et de grosses occasions avec un vaste chantier socioéconomique en lambeaux à redresser.

Rojo N.

 

Les commentaires sont fermées.