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En mai, fais ce qu’il te plaît

En mai, fais ce qu’il te plaît

Et cette expression qui dit qu’« En mai, fais ce qu’il te plaît », nous donne envie de crier victoire pour la démocratie, notamment en ce jour de commémoration du 13 mai 1972. Finalement, dans la capitale, l’on pourra déposer des gerbes sur la place du 13 mai en souvenir de ceux qui ont perdu leur vie pour la Nation, il y a quatre-quatre ans, jour pour jour.

Ce qui plairait certainement à tous les politiciens du moment, car la balle est maintenant dans leur camp, comme cela a toujours été le cas depuis l’Indépendance, c’est de pouvoir s’exprimer sur la situation à Madagascar. Le passage du secrétaire général de l’ONU à Madagascar, il y a quelques jours, a été une occasion tant espérée pour ceux qui ont leur mot à dire pour décrier l’insupportable et l’injustice qui règnent dans le pays actuellement, mais les circonstances ne leur ont pas offert ce plaisir.

Ce jour est alors un grand jour pour ceux qui ont l’habitude des descentes dans les rues pour renouveler les revendications diverses en haussant davantage la voix pour la faire entendre et faire valoir leur liberté, comme ce fut déjà le cas depuis le début du mois, dans le cadre de la célébration de la Journée du travail. C’est le cas notamment des syndicalistes qui espèrent tant de changements dans le domaine du fonctionnariat et du respect des droits des travailleurs. Mais sauront-ils saisir cette occasion ?

Ce que l’on regrette surtout c’est que toutes les manifestations et expressions de la liberté dans le pays ont de plus en plus une connotation politique. Parce que la politique a la mainmise sur tous les domaines actuellement. Il existe bel et bien des associations ou des syndicats qui se manifestent pour revendiquer les vrais droits de la société et des travailleurs, mais la force de la tentation et l’appel du pouvoir finissent toujours par faire de ces revendications une matière à récupération politique de ceux qui cherchent à se faire davantage connaître. Or, la politique ne mène finalement à rien.

Actuellement, les dirigeants ont su jouer le jeu et personne ne pourra plus dire qu’il n’y a pas de liberté, ni de démocratie à Madagascar après notamment ces différentes autorisations de manifester dans les rues de la capitale ces derniers temps, ou encore avec cette possibilité de commémorer autrement  les événements de mai 1972… Tout cela à cause de la stupide acceptation de verser dans des manifestations entachées de couleur politique qui ne profitent finalement à personne, car ils ne servent pas l’intérêt de la vraie démocratie, ni celui de la liberté d’expression…

Haja R.

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