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Trop tard pour anticiper !

Trop tard pour anticiper !

Plus d’un en parle et en réclame. Ce serait le seul fil d’Ariane à suivre si on veut sortir du tunnel disait-il ? La voix des urnes et l’avis du peuple sur l’avenir de son pays, en un mot une élection présidentielle avant l’heure… pour les politiques. Une autre alternative plus conventionnelle en lieu et place d’un coup d’Etat, à coup sûr mal vu aux yeux de l’international. Pourquoi pas, pensent certains ! Ça passe ou ça casse, suggèrent les opportunistes. Combien d’élections a-t-on organisées depuis, mais regarde où on en est, craint l’opinion publique. L’idée d’une élection présidentielle anticipée est vue sous plusieurs optiques qui, au fond, nous réservent des tournures incertaines.

Mais à part le régime qui fait semblant de ne rien entendre et de n’accorder aucune grande importance à toutes ces critiques, l’ensemble des politiques n’est jamais contre l’idée d’anticiper la présidentielle. Une opportunité à profiter pour renverser la vapeur et pour revenir bien évidemment au pouvoir. Pour les détracteurs du régime, tous les indicateurs, sociaux, économiques, sécuritaires et même politiques sont au rouge. Le temps d’essai est terminé et il n’est pas avéré concluant. Les mouvements de grève et les polémiques à tous les niveaux en témoignent. A les entendre, Madagascar est tombé dans le troisième dessous et le seul moyen de remonter la pente est d’appeler le peuple aux urnes. Apparemment, le changement de gouvernement n’a pas tellement convaincu les politiques. D’ailleurs, ces derniers ne cachent pas leur doute sur la raison d’être de ce gouvernement en vue de l’élection de 2018.

Si les uns y voient une faille à profiter, les autres craignent une nouvelle source de crise et de tomber de charybde en scylla. Un nouveau fossé entre l’espoir et la déception. Certes, le régime, après quelques années au pouvoir n’a pas la cote auprès de l’opinion publique, le ras-le-bol se fait entendre de partout, mais cela ne garantit en aucun cas sa chute par la voix des urnes. Cela va sans dire, l’affiche serait alléchante. Et ce serait l’heure de la revanche pour certains. Mais n’allez pas croire qu’aussi bien maintenant qu’en 2018, le régime actuel qui a tous les atouts en main, va lâcher prise et sortir sans « combattre » par la petite forte.

Selon les bruits de couloirs, la visite du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon à Madagascar aurait un rapport avec le contexte politique du pays, alors que de son côté l’Etat n’hésite pas à se pousser du col, et considère cette présence de taille comme une reconnaissance de plus. Une grande opportunité de développement à l’occasion de la tenue du sommet de la Francophonie au pays cette année. Les actualités des deux prochains jours nous le confirmeront.

J.R.

 

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