Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Loi… mais quelle loi ?

Loi… mais quelle loi ?

Sans conteste, tout le monde connaît cet adage nécessaire au fonctionnement de l’ordre judicaire, « nul n’est censé ignorer la loi ». En termes plus explicites, personne n’est au-dessus de la loi. Mais comme on dit, ce principe relève d’une fiction car tout le temps, à chaque occasion, le texte est ignoré et bafoué au profit d’un groupe de personnes influentes et « puissantes ». « Les lois, elles, on peut les violer sans qu’elles crient », disait un certain diplomate français. Et cela commence toujours, dit-on, au sommet de l’Etat.

Depuis plus d’un an déjà, la HCC n’a cessé de lancer un appel aux autorités de l’Etat pour leur dire de procéder à leur déclaration de patrimoine. Jusqu’à présent, plusieurs personnalités omettent de le faire ou font come si de rien n’était. Cela particulièrement au niveau des législateurs, notamment l’Assemblée nationale. Et comme il n’y a ni délai, ni mesure de répression vis-vis des récalcitrants, la Haute cour constitutionnelle n’a guère d’autre choix que de continuer à prêcher dans le désert. Reste à savoir si le Sénat emboîtera le pas à l’Assemblée nationale. On n’en est pas encore là vu qu’à peine mise en place, la Chambre haute accuse un certain retard au niveau des procédures.

Des mois auparavant, l’utilisation des sachets plastiques était interdite, non seulement pour des raisons d’hygiène mais également environnementales. Une loi était alors adoptée selon laquelle quiconque ferait encore usage de ces sachets seront punis d’une amende pouvant atteindre les cent millions de francs. Il y a de quoi avoir peur. Quelques mois plus tard, qu’est-ce qu’on retrouve sur le marché ? Tout simplement des sachets plastiques, mais avec des épaisseurs et modèles différents. Il est facile de contourner la loi.

Il y eut aussi l’interdiction de fumer dans les lieux publics, surtout dans la rue. Premier constat, les fumeurs continuent de fumer, parfois même sous l’œil pas toujours vigilant des policiers. Evidemment, personne n’est puni puisque tout le monde semble avoir oublié ce détail. Un détail qui a pourtant été adopté à la chambre basse. Dernier exemple, les véhicules à conduite à droite. La polémique a enflé il y a quelques mois suite à leur interdiction. Mais voilà, il semblerait que cette loi ait tout simplement été annulée.

Morale de l’histoire, à l’impossible nul n’est tenu ! Alors ce n’est pas la peine d’élaborer et d’adopter des lois vouées à être ignorées au fil du temps.

Tahina Navalona

 

Les commentaires sont fermées.