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Docteur après… les funérailles !

Docteur après… les funérailles !

Que serait devenu le transport public à Madagascar sans que ces six enfants soient «sacrifiés» et 6 autres personnes aient trouvé la mort avec eux, le même jour d’un vendredi noir ? Ce serait l’anarchie totale, tout comme dans les autres domaines d’ailleurs. Il a toujours fallu, comme à l’accoutumée, qu’il arrive malheur pour qu’on réagisse finalement dans le pays. Docteur après… les funérailles !

L’insuffisance, voire l’inexistence des mesures de sécurité routière est principalement mise en cause dans ces accidents de circulation. Une simple mesure de sanction allant du retrait du permis de conduire à la suspension des transporteurs réfractaires ne saurait résoudre cette gabegie. Il faudra, entre autres, creuser en profondeur, s’interroger sur le principal rôle des agents de sécurité routière et réexaminer scrupuleusement les mesures qui sont déjà en place.

L’on ne décriera jamais assez la défaillance dans le système de délivrance du permis de conduire ou l’intensification de la corruption au niveau des agents de sécurité routière faisant ainsi une passoire du contrôle routier dans le pays, mais il est surtout évident de repenser en termes de qualité et de quantité les moyens mis en place pour les contrôles routiers, à la rigueur au niveau des services de visite technique qui, au vu de la qualité des véhicules en circulation, constitue un véritable trou béant et non plus une passoire.

S’est-on déjà interrogé s’il faut vraiment autoriser l’utilisation des véhicules très rapides comme les «Sprinter» dans le transport en commun. Puisque ce type de véhicule est à l’origine de la plupart des accidents de circulation dans le pays. Soit parce qu’ils ne sont pas conçus pour le transport des êtres humais, soit parce que ces sont les conducteurs malgaches qui n’ont pas encore la maîtrise de la conduite de ces véhicules. Voilà pourquoi ils sont devenus des «cercueils ambulants».

Un mouvement pacifique à encourager a été organisé, hier, dans la capitale pour dénoncer les abus et le manque de prudence des transporteurs dans le pays, mais il serait mieux de proposer des textes aux deux chambres du parlement notamment en cette période d’ouverture de la première session ordinaire des deux chambres, pour mettre en place une véritable réforme du transport public. Le ministère des Transports ne le fera certainement pas, mais cette mission peut incomber à la société civile. Mais comme tous les citoyens malgaches, réticents et timides à réclamer leurs droits et à prendre leur responsabilité, que fera-t-elle lors qu’on la mettra devant ses responsabilités ?

Vonjy M.

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