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Mettre fin à l’hécatombe

Mettre fin à l’hécatombe

Pour les parents, il n’y a pas pire au monde que d’assister aux funérailles de leurs enfants. Une mort brusque et violente… suite à un accident de la circulation. Sans conteste, c’est le jour le plus sombre de leur existence. Parfois se résigner ne suffit pas. On accuse, on crie à l’injustice et même au meurtre. La disparition d’un proche modifie pour un long moment l’équilibre d’une famille. Et dans un moment pareil, on cherche à comprendre, pourquoi un tel malheur irréparable est-t-il tombé sur des enfants innocents ? On implore le bon Dieu, on a tendance à le désavouer au point même de lui reprocher de leur infliger une terrible et douloureuse souffrance qu’aucun parent au monde n’arrive à supporter.

Une semaine après la grève des chauffeurs et des receveurs des lignes reliant la capitale à l’axe Sud, les tragédies se sont produites à quelques heures d’intervalle. D’abord, la collision à vive allure entre deux taxis-be sur la route digue a fait cinq morts, tôt le matin vendredi dernier. Puis vers la fin de l’après-midi, un taxi-be « spécial » transportant des enfants d’une école primaire privée pour une journée de classe verte qui a foncé tout droit dans un ravin a fait 7 victimes dont 6 enfants à Ampanotokana-Mahitsy. Quelle consternation ! C’était un vendredi noir gravé dans les annales des accidents les plus meurtriers du pays.

Les taxis-be ont de nouveau tué et continueraient à être des cercueils ambulants si à tous les niveaux, la gabegie, le laisser-aller, la corruption… règnent. Quand le système est pourri, il faut s’attendre au pire. Après la mort, le médecin.

A qui la faute et qui sont les véritables responsables qui laissent un chauffeur ivre être au volant d’un bus scolaire ou « laissent » au quotidien les taxis-be se livrer à des courses folles parfois mortelles ? En constatant l’état général de certains véhicules de transport collectif, on se demande s’ils sont passés par le centre de contrôle technique. Combien de fois en une seule journée, des taxis-be écopent d’une contravention pour surcharge ou en embarquant des passagers au beau milieu de la circulation ? Comme si les agents de la circulation font à bon cœur et en toute conscience leur devoir. Alors qu’après des négociations et des arrangements, revoilà que les receveurs reviennent avec les papiers du véhicule en main. Il arrive même que les chauffeurs interviennent en laissant leurs receveurs prendre les commandes durant un trajet.

En un mot, les infractions continuent, les contraventions pleuvent, les accidents guettent et la mort attend au tournant. Chacun son métier et les vaches seront bien gardées.

Andry Rabeson

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