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Maison centrale de Toliara : une trentaine de détenus s’évadent

Maison centrale de Toliara  : une trentaine de détenus s’évadent

«Prison break» à la maison centrale de Toliara. Une trentaine de détenus se sont fait la belle, hier au petit matin.

Les circonstances entourant cette évasion massive restent encore floues, le directeur régional de l’administration pénitentiaire (DRAP) et le chef d’établissement étant dans la capitale. Subodorant une complicité interne, une source locale a indiqué que le plan d’évasion était concocté par des détenus et au moins un agent pénitentiaire. L’on a en effet indiqué que les portes de toutes les cellules ont été décadenassées. Profitant de cette occasion, 37 prisonniers ont pris la fuite.

Le lieutenant Hajanirina Rabialahy, adjoint du chef d’établissement, a indiqué que ce sont les prisonniers de la chambre 1 qui se sont évadés. «Sitôt à l’extérieur, ils ont escaladé le mur de clôture derrière les toilettes. L’alerte a été donnée et sans attendre, nous avons lancé la traque. Un des fugitifs s’est rendu de son plein gré. Les autres ont réussi à s’enfuir», a-t-il fait savoir.

Alertés à leur tour, des éléments de la police, de l’armée et de la gendarmerie ont mis les bouchées doubles pour rattraper les fugitifs. Des coups de feu ont retenti dans la ville de Toliara et dans les fokontany environnants. Six évadés ont pu être capturés. D’après une source sécuritaire, 30 détenus sont toujours en cavale actuellement. L’ on a également appris que deux autres prisonniers ont été blessés par balles et se trouvent actuellement sous soins intensifs à l’ hôpital de Toliara.

Calme relatif

Un semblant de calme a été observé à Toliara en fin d’après-midi. Le commissaire Pascal Andriamahasoa, commissaire central de la ville de Toliara, a signifié que les autorités ont déjà pris les mesures qui s’imposent. «Nous avons multiplié les contrôles d’identité, les patrouilles et les rondes en ville et dans les localités environnantes en vue de mettre la main sur les évadés dans le plus bref délai. Des barrages filtrants ont été placés à la sortie de la ville», a-t-il rassuré.

Dans la capitale, une rencontre avec la presse était prévue se tenir dans l’après-midi d’ hier au bureau du directeur général de l’administration pénitentiaire (DGAP) mais à cause du manque d’information sur l’ évasion, elle a été annulée au dernier moment. Jérémie Napou, directeur de la communication du ministère de la Justice, a expliqué laconiquement que l’évasion s’est produite aux environs de 1 h 30. «Nous ne disposons que très peu de précisions sur l’affaire. Il faut reconnaître qu’il s’agit d’une délicate affaire. La situation est assez complexe et nous ne voulons pas ébranler davantage l’opinion publique avec des informations incomplètes. Nous tenons à rassurer la population que le dispositif de sécurité dans la ville a été renforcé», a-t-il déclaré.

En attendant la version officielle de la Direction générale de l’administration pénitentiaire, la police a ouvert une enquête. Il faut savoir que cette évasion s’est produite, alors que les membres du Syndicat du personnel de l’administration pénitentiaire ont observé une grève illimitée depuis quelques semaines. On peut se demander alors s’il y avait eu une complicité, un relâchement ou aussi une faute d’imprudence.

Mparany

 

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