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Chronique : 1er Mai, formalité vidée de toute âme

On sait l’horreur dictée par la peur des coteries au pouvoir pour tout ce qui est regroupement de foule sur une place publique, on se doute aussi de la lassitude des leaders syndicaux dans le combat à mener pour la défense des travailleurs ou plutôt des salariés. On tend à réduire les travailleurs aux seuls salariés et le monde du travail seulement à celui de l’emploi. Ainsi le 1er Mai a perdu peu à peu de son sens, alors que des luttes d’idées ont parcouru le chemin de l’histoire avant que l’on ne fixe une préférence pour cet intitulé « Fête du travail » au détriment de « journée des travailleurs ».

Dans le pays pléthore de personnes ne travaille pas, faute d’emploi.

Travail et emploi même combat, un cercle vicieux ayant son centre le 1er Mai dont on a vidé tout sens.

Entre les organisateurs de manif et le pouvoir qui sous prétexte de sécurité (la sienne) repousse dans les coins les plus reculés possibles les défilés aux petites revendications, des escarmouches dilatoires qui éloignent de son objet le 1er Mai. La population considère cette journée fériée et payée comme une prime aux privilégiés qui bénéficient déjà d’un travail salarié. En raison des circonstances on tend à oublier que le travail fait partie des droits humains et ne saurait représenter un simple privilège. Assurer à tous le droit au travail est une obligation à la charge du pouvoir. Obligation parmi tant d’autres assumées avec des résultats médiocres.

On peut toujours rêver comme des grands hommes l’ont fait. Mais en ce domaine, inutile d’y recourir, la réalité suffirait à donner de l’allant à un mouvement naturel : simple piqûre de rappel pour déployer des efforts à des créations d’emploi. Ça ne se fait pas d’un coup de bâton magique certes, mais pourquoi donne-t-on tant de faveurs et d’avantages à ces gens au pouvoir, si ce n’est pour qu’ils remuent le popotin à défaut de leur cervelle afin de s’approcher à découvrir des solutions quasi miraculeuses. Le 1er mai est l’une des opportunités pour les remuer, les rappeler à leur devoir ou les renvoyer à leur leçon.

Un jour peut-être les syndicats parviendraient à organiser une belle et grande journée populaire où se joindraient tous les sans-emploi pour exprimer de façon pacifique une seule revendication «du travail ! Du travail ! du travail !»

Léo Raz

 

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