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Eternel dilemme

Eternel dilemme

Des départements ministériels n’ont pas attendu longtemps pour nommer de nouveaux hauts fonctionnaires à la tête des certaines de leurs directions. Aussi bien les nouveaux ministres rentrant dans le gouvernement que ceux qui occupent depuis le précédent staff le même poste ont procédé au changement. Dès le deuxième conseil des ministres, les décisions ont été prises. Des têtes sont tombées, d’autres montent au trône.

Un changement n’est effectivement pas mal en soi, lorsqu’il intervient notamment au moment opportun. Après les échecs d’une équipe ayant fait tourné tout un département ministériel, il est tout à fait logique de procéder à son remplacement. Mais auparavant, il faudra s’assurer que le changement apportera une amélioration réelle dans le domaine où il interviendra… Il s’agit pourtant de l’éternel dilemme, car en politique comme en amour, le présent et le futur se conjuguent toujours à l’imparfait.

Le problème demeure dans la pratique même de la politique dans le pays. A chaque remaniement, ce n’est pas la course au développement qui importe le plus, mais celle au placement des connaissances, amis et familles dans les différentes directions du département ministériel. D’aucuns savent le phénomène d’invasion de tout un ministère par les natifs d’une région donnée d’où le ministre fraîchement nommé est originaire. Et si la file d’attente est longue, et la salle d’audience souvent bondée, ce n’est pas uniquement parce que les visiteurs veulent féliciter le nouveau venu, mais parce qu’ils veulent lui réclamer un quelconque poste.

La pauvreté, l’insuffisance d’emplois et la prolifération de la corruption, ainsi que le trafic d’influence font en effet que l’embauche des proches et l’observation des intérêts personnels, voire familiaux priment sur l’intérêt général de la population. Si parmi ces placements, l’on arrive à caser des personnes compétentes dans un domaine donné, qu’elles soient issues du cercle familial ou non, le problème ne se poserait certainement pas. Mais ce n’est pourtant pas toujours le cas. Raison pour laquelle, les fonctionnaires fantômes sont nombreux et la sous-exploitation du personnel constitue un véritable gaspillage en matière de ressources humaines.

Si les affaires nationales ne se déroulent pas toujours comme on le voudrait bien et que le développement n’est jamais effectif, c’est-à-dire que ses impacts ne se font pas ressentir au niveau de la population, c’est parce que ce « phénomène de partage de sièges » ou encore le fameux « diviser pour régner » constitue un écueil insurmontable. Ainsi, l’on dira que tout le monde est finalement responsable du développement du pays et de l’amélioration socioéconomique de sa propre situation. Mais pour y parvenir, il faudra un vrai changement.

Vonjy M.

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