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Secteur santé : 59% des dépenses non soumis au contrôle

Secteur santé  : 59% des dépenses non soumis  au contrôle

Plus de 63% des dépenses publiques en matière de santé ont été financés par les aides extérieures en 2015. 59% de ces dépenses n’ont pourtant pas été soumis au contrôle budgétaire.

Plus de 63% des dépenses publiques en matière de santé ont été financés par les aides extérieures en 2015, dont 11% seulement comptabilisés dans le budget, ce qui signifie que 59% des dépenses publiques en matière de santé n’ont pas été soumis au contrôle budgétaire. Ces chiffres font référence au dernier rapport du Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC) en matière de santé, sorti ce mois d’avril.

Selon le rapport du CCOC, «la Plateforme de gestion de l’aide (PGA) a déclaré des décaissements effectifs des aides à ce secteur, à hauteur de 155 858 628 USD, soit près de 467,57 milliards d’ariary. Or, la Loi de finances rectificative (LFR) 2015 indique des financements extérieurs de 74,712 milliards d’ariary et un budget total du secteur santé de 269.62 milliards d’ariary. Le budget réel du secteur santé pour 2015 aurait ainsi été plus de 2,5 fois supérieur à celui déclaré dans la LFR 2015».

50% du budget alloués au personnel

En effet, la gestion des finances publiques, particulièrement en 2015 est fortement critiquée par les partenaires techniques et financiers (PTF) ces derniers temps. Pas plus tard que mardi dernier, la Banque mondiale a précisé dans son rapport sur l’évolution économique à Madagascar en 2015 que l’inefficacité de la gestion financière a été source de blocage. Dans le domaine de la santé, une grande partie – soit près de la moitié – du budget du ministère de tutelle est consacrée au salaire du personnel, selon le rapport «Revue des dépenses publiques relatives aux secteurs sociaux», sorti conjointement par la Banque mondiale et la Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au mois de mars dernier. De plus, le même rapport indique que le budget alloué aux secteurs sociaux, particulièrement la santé et l’éducation n’a cessé de baisser depuis l’année 2010.

L’amélioration de la gestion des dépenses publiques s’avère indispensable actuellement, cela pour pouvoir subvenir aux besoins vitaux de la population.

Riana R.

 

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