Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Marché des devises : légère dépréciation de l’ariary

Marché des devises  : légère dépréciation de l’ariary

Le cours de la monnaie malgache par rapport à l’euro et au dollar a connu quelques fluctuations ces derniers mois. Mais les économistes expliquent que l’ariary trouve actuellement un « point d’équilibre » sur le marché interbancaire des devises (Mid).

Au cours du premier trimestre de cette année, les cours de change des deux principales devises au niveau de la Banque centrale de Madagascar (BCM) fluctuent autour de la barre des 3.500 ariary (euro) et 3.200 ariary (dollar américain). Au cours de ces trois premiers mois, l’euro valait en moyenne 3.516,35 ariary et le dollar 3.194,85 ariary, selon les données de la BCM. Mais depuis le début de ce mois d’avril, les devises – en particulier l’euro – sont en appréciation. Le 12 mars denier, un euro valait 3.610 ariary et le dollar 3.167 ariary.

Hugues Rajohnson, économiste membre du Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (Crem) justifie cette légère dépréciation de l’ariary par « une augmentation de la demande de devises ». « Le pays entre dans une période où les importations enregistrent une certaine augmentation notamment à l’approche de certains événements marquants (Pentecôte, fête des mères, fête de l’indépendance…) ; ce qui justifierait une augmentation de la demande de devises », a-t-il expliqué. Rado Ratobison, un autre membre du Crem a en outre expliqué qu’au cours du premier trimestre, l’ariary a trouvé un certain « point d’équilibre ». « Le marché interbancaire des devises (Mid) affiche une certaine stabilité ces dernier temps. Cependant, les fluctuations des cours ne présentent pas de grands risques », a-t-il assuré.

Stimulation des activités économiques

« Le pays assiste aujourd’hui à une stimulation des activités économiques, particulièrement avec la construction de diverses infrastructures. Cette situation intensifient effectivement les transactions, ce qui pourrait satisfaire la demande de devises, du moins à court terme », a toujours expliqué Rado Ratobison. Hugues Rajohnson ajoute que « les aides financières devant être conséquentes cette année, mais ciblées, nous assisterons à un équilibre des paiements du commerce extérieur, l’excédent devant servir à reconstituer les réserves officielles de change de la BCM ». Par ailleurs, le cours du pétrole brut sur le marché international influence aussi, bien qu’indirectement, les cours de change dans la mesure où Madagascar demeure encore un importateur de produits pétroliers. En effet, les cours réagissent par rapport au marché mais les risques de fluctuations accélérées sont minimes actuellement.

Généralement pour cette année, le marché des devises sera « meilleur » et nos interlocuteurs ne prévoient qu’un faible ajustement de la parité euro/ariary et dollar/ariary. Si nos deux économistes confirment d’un commun accord que ces fluctuations suivent un cycle plus ou moins prévisible, ils s’interrogent toutefois sur les effets escomptés de cette situation à moyen terme, notamment dans les 12 ou 18 mois à venir.

Arh.

Les commentaires sont fermées.