Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Agriculture : la production mal exploitée

Agriculture : la production  mal exploitée

Chacune des régions de la Grande île possède incontestablement un potentiel agricole considérable. Cette grande capacité de production demeure toutefois mal exploitée malgré l’engouement des opérateurs et des bailleurs de fonds qui s’intéressent davantage à l’appui des exploitants agricoles.

La production pour l’autoconsommation pèse encore lourd sur les économies rurales, notamment dans les pays les plus pauvres où l’agriculture est peu affectée par les recompositions économiques globales. « Pour les produits alimentaires de base (riz, maïs, manioc, patate douce, etc.), environ 55% de la production sont destinés à l’autoconsommation. Les ventes constituent à peine le quart de la production. Pour les autres produits alimentaires comme les légumineuses et les cultures industrielles (arachides, cannes à sucre, etc.), la part destinée à l’autoconsommation diminue d’au moins 40% de la production, alors que la part des ventes augmente d’environ 45% ». C’est ce que révèle l’Institut national de la statistique (Instat) dans la dernière enquête périodique auprès des ménages (EPM 2010).

Si depuis 2010, le gouvernement malgache prévoit d’accorder une attention particulière à l’agrobusiness, le développement de cette filière n’est pas encore tout à fait développé dans le pays. Les ingénieurs agronomes du pays relèvent un difficile accès des agriculteurs aux financements : un obstacle pour le développement de l’agrobusiness malgache.

Pourtant, l’agrobusiness représente un vecteur important de développement économique durable. Selon le dernier rapport de l’Onudi sur l’agrobusiness en Afrique, « les activités liées aux ressources, en amont, et les activités de transformation, en aval, ainsi que la distribution et la commercialisation représentent près d’un cinquième du PIB de l’Afrique subsaharienne et pratiquement la moitié de la valeur ajoutée de l’activité manufacturière et des services de la région ». Plusieurs paramètres nécessitent encore d’être révisés, notamment en termes d’infrastructure, d’énergie et d’environnement des affaires.

Arh.

Les commentaires sont fermées.