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Tourisme : l’informel est aussi un facteur de blocage

Tourisme : l’informel est aussi un facteur de blocage

Le secteur du tourisme est de plus en plus miné par l’informel, les professionnels estiment que des mesures devraient être prises au niveau de l’Etat pour mieux redresser le secteur.

Les activités informelles ont commencé à miner le secteur du tourisme à Madagascar à partir des années 2000, d’après Andria Raharinosy, membre fondateur du Tour operateur Holidays Madagascar. « Non seulement ces acteurs informels cassent les prix, mais ils tuent carrément le secteur. Nombre d’entre eux n’ont pas d’existence légale, et ne paient ni taxe ni impôt. Déjà que la destination Madagascar est l’une des plus chères au monde, nous devons préserver l’image du pays. Voilà pourquoi nous prônons le professionnalisme dans le secteur. Le tourisme est un travail avant d’être une histoire de gros sous et de feeling », a expliqué cet opérateur oeuvrant dans ce domaine touristique depuis près de vingt ans.

Andria Raharinosy a également évoqué le problème de gouvernance dans ce secteur. « Il est vrai que la nature cinq étoiles est le principal atout de Madagascar, mais cela ne suffit pas. Il est important de transformer ces atouts en actions, et cela dépend largement de la qualité de service, la rigueur et l’innovation sont également des éléments importants pour pérenniser ce secteur. Une politique de management des revenus est également de mise pour les professionnels. Prenons l’exemple des hôteliers. Etant donné qu’une chambre non occupée représente automatiquement une perte pour l’hôtel, l’opérateur devrait adopter une politique tarifaire selon les saisons », a-t-il expliqué.

2008 reste une référence

Pour l’heure, les réalisations de 2008 restent une référence pour le tourisme à Madagascar. Ce tour opérateur spécialisé dans le circuit Côte Est de l’île, notamment le long du canal des Pangalanes entre Toamasina et Manakara avoue avoir traité plus de deux cent dossier rien qu’au cours de la haute saison 2008. « Nous avons eu quelques problèmes de clientèle entre 2009 et 2011, un rebondissement a été constaté après ces trois années, mais nous n’avons pas encore atteint les chiffres de 2008 », a avoué notre interlocuteur.

Vu la saturation des marchés du côté du canal des Pangalanes, le tour opérateur compte actuellement se spécialiser dans le circuit Vatovavy-Fitovinany. « Nous menons des missions de reconnaissance depuis un an maintenant, nous avons déjà procédé à la formation de guides touristiques dans cette région », a conclu Andria Raharinosy.

Riana R.

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