Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Traitement du diabète : prévoir au moins 100 000 ariary par mois

Traitement du diabète : prévoir au moins  100 000 ariary par mois

Pour suivre le traitement du diabète de type 1 ou 2, il faut au moins prévoir dans les 100 000 ariary par mois, d’après le docteur Haja Ramamonjisoa de l’Association malgache contre le diabète (Amadia). Cette communication a été faite en marge de la Journée mondiale de la Santé, célébrée hier à l’HJRA Ampefiloha. Une journée consacrée à la lutte contre le diabète par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le diabète est une maladie chronique et son traitement est de ce fait à vie. C’est le cas en particulier des patients atteints de diabète de type 1 qui nécessitent des injections journalières d’insuline, un élément indispensable à la vie. En effet, à ce stade de la maladie, le pancréas ne produit plus suffisamment d’insuline, ou alors l’organisme n’utilise pas correctement celle qu’il produit, d’où le besoin des injections d’insuline pour survivre. Or, un flacon de 10 ml d’insuline, nécessaire à une injection coûte 20 euros, soit environ 72 000 ariary. Une simple opération de multiplication permet de calculer la charge mensuelle liée au traitement pour un Malgache atteint de diabète, dont la faiblesse du pouvoir d’achat n’est plus à souligner.

Quant aux personnes souffrant du diabète de type 2, 90% des cas sont souvent héréditaires, leur organisme produit de l’insuline mais en quantité insuffisante. Ces dernières sont le plus souvent en situation de surpoids et sédentaires, deux paramètres qui augmentent les besoins d’insuline, selon les explications fournies par l’OMS.

Septième cause de décès

Qu’il soit de type 1 ou 2, avec le temps un indice glycémique élevé peut gravement nuire aux principaux systèmes organiques du corps, provoquer des crises cardiaques, des AVC, des dépressions nerveuses, une insuffisance rénale, la cécité, l’impotence ou des infections risquant d’entraîner des amputations.

Selon un rapport de l’OMS en date de 2012, le diabète est la cause directe de 1,5 million de décès, dont plus de 80% sont survenus dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. De plus, «Un accroissement spectaculaire de cette maladie a été enregistré dans ces pays», souligne l’OMS. L’organisation onusienne prévoit donc qu’en 2030, le diabète sera la 7è cause de décès dans le monde.

La campagne menée à l’occasion de la Journée mondiale de la Santé permettra de sensibiliser la population sur la progression du diabète, mais aussi sur l’énorme charge qu’il représente et ses conséquences, en particulier dans les pays à revenu faible comme c’est le cas de Madagascar.

Des mesures visant à prévenir cette maladie ont donc été recommandées afin de diagnostiquer à temps la maladie, et soigner les personnes qui en souffrent. «Un régime alimentaire sain et approprié, l’adoption d’un mode de vie actif, ainsi que la surveillance du taux de glycémie permettent à un diabétique d’avoir une espérance de vie normale, notamment pour les diabétiques de type 2», a indiqué le docteur Haja Ramamonjisoa qui a cité à titre d’exemples que trois bébés diabétiques ont réussi à vivre plus de 70 ans.

Sera R

Les commentaires sont fermées.