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Pont d’Ampasika : les « be-koveta » contre l’assainissement

Pont d’Ampasika : les « be-koveta » contre l’assainissement

Sous la conduite de leur maire, les habitants de la commune de Bemasoandro-Itaosy ont procédé, très tôt dans la matinée d’hier à l’assainissement du pont d’Ampasika en chassant les marchands qui y tenaient commerce, dont la plupart sont des bouchers opérant dans l’informel et surnommés « be-koveta » dans leur jargon.

En effet, si les autres marchands se sont retirés dans le calme, les « be-koveta » ont haussé le ton. D’après ces derniers, on aurait au moins pu les prévenir bien avant de les expulser. De plus, le nouvel endroit où on les a affectés est impropre à leur activité pour cause d’insalubrité des lieux, d’après toujours ces bouchers. La commune a en effet procédé au remblayage d’un terrain à leur intention pour qu’ils puissent y continuer leur activité. Un terrain qui se trouve à côté, juste à quelques mètres du pont, un peu plus en aval. « C’est inadmissible, cet endroit sert de WC public pour les riverains. Y vendre de la viande est une insulte à nos clients », s’est indignée une bouchère. « Ceci n’est qu’un abus de pouvoir du maire. D’ailleurs, en vingt ans d’activité en ces lieux, aucun incident n’a été causé par notre activité », a-t-elle poursuivi.

De ce fait, les « be-koveta » ont décidé de continuer à occuper les lieux, du moins quelques-uns d’entre eux. De leur côté, les responsables de la commune de Bemasoandro-Itaosy, par l’intermédiaire du chargé de communication, ont affirmé que ces bouchers en situation irrégulière ont été informés dès le mois de janvier dernier de cette décision de la commune. « Ce n’est pas la première fois qu’on leur a interdit d’y exercer leur activité. Le ministère de l’Elevage a déjà effectué une interpellation à leur endroit en juin 2014 », a-t-il continué. « Ce terrain qu’on leur a donné n’est qu’à titre provisoire. Cela en attente du nouveau marché qui figure dans le programme de développement communal (PDC) de la commune. D’ailleurs, jusqu’ici on a fermé les yeux pour qu’ils puissent exercer leur activité sur le pont jusqu’à 7h du matin. Mais ils ont préféré faire la sourde d’oreille », a précisé notre interlocuteur.

Selon les informations fournies par la commune, c’est encore la police communale qui s’occupe de la garde du pont. Mais en cas de récidive des « be-koveta », elle ne manquera pas de faire appel aux forces de l’ordre.

Sera R

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