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Chronique 2018 : on s’y prépare comme pour une guerre

A voir certains affûter de si tôt leurs armes on croirait qu’il s’agit de se préparer à affronter une guerre, et que nombreux appliquent le dicton : qui veut la paix, prépare la guerre. Encore une mauvaise pioche ? Une interprétation erronée. Dans leur préparation, rares sont ceux qui pensent à la paix, seule les préoccupent la conquête, celle du trône. Pour des patriotes dans l’intérêt du pays, l’état d’esprit pencherait plutôt à celui que l’on adopte pour participer à un concours à une course, plus qu’à vouloir mener une guerre. Le combat promet d’être dur, spectacle garanti d’une foire d’empoigne. Les champions se tromperaient-ils d’ennemis ? Pour chacun le premier adversaire ne serait-il pas lui-même en raison d’une insuffisance de préparation ? Nombre de ceux qui se mettent à découvert de peur d’un retard au départ, du fait de s’exposer et de recevoir de si tôt les coups anticipent sur les attaques. C’est à qui crochèterait déjà les pieds des potentiels adversaires. Plus qu’à se faire soi-même des forces et à durcir muscles et endurance, les efforts se concentrent à affaiblir les autres et à se faire des ennemis tous ceux que l’on soupçonne d’être d’éventuels concurrents. Le pays ne tire aucun profit de ces guéguerres et risque une fois encore d’avoir à sa tête un Chef mieux préparé à la guerre politicienne et aux intrigues pour le pouvoir, qu’aguerri au combat pour diriger un pays riche mais affaibli.

Peut-être que cette compétition open va enregistrer pléthore de candidats comme lors de la dernière édition, viendront s’aligner des amateurs apparus d’on ne sait-z-où face à des favoris d’on ne sait par quel miracle, rien n’interdit qu’apparaissent des challengers qui menacent de damer le pion aux champions des grosses écuries. «Ouïe ! Ouïe ! Ouïe !, résonnent les murs de certains palais d’Etat. Voilà bien ce que je craignais, croit-on entendre dire dans ces palais avant que le patron ne déménage pour devenir l’ex. Simple fantasme ! La partie n’est pour personne jouée d’avance, surtout pas pour l’occupant d’Iavoloha, il est peut-être l’un des rares à tenir son destin dans ses mains, selon qu’il s’attelle à son travail ou qu’il se contente de caresser les affaires en surface ou d’approfondir les problèmes pour mieux en chercher des solutions.

Léo Raz

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