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Chronique : corruption et mensonge décomplexés

Il n’y a pas de mal à se faire du bien. Faut-il d’autant donner libre cours à tous les vices comme moyens pour le faire et adopter le principe

«à la guerre comme à la guerre» pour ainsi s’autoriser les pires crasses en se rassurant que c’est de bonne guerre. Rien qu’à descendre dans la rue on se fait une désagréable impression que la mentalité du tout permis s’installe dangereusement.

Les trottoirs sont des espaces réservés, aux seuls piétons s’il vous plaît et naturellement il est interdit aux véhicules d’y stationner. La Commune Urbaine d’Antananarivo entre autres gesticulations vient de rappeler cette règle et d’annoncer la chasse aux réfractaires. Bizarrement à Andravoahangy-Ambony des véhicules étendent leur territoire, squattent de plus en plus les trottoirs… Des petits malins ont même posé à leur devanture des balises annonçant des places réservées avec références à une autorisation municipale. Impossible, cela va à l’encontre de la règle. Dans le climat actuel où la combine fait loi, seule certitude à propos de ces «places de parking réservées» ça cache une arnaque qui ne craint pas de s’afficher, le doute est permis entre un culot monstre d’une tromperie de l’affabulateur et l’ignominie d’une délivrance d’autorisation illégale par une quelconque autorité ripou. Le public est divisé à croire l’une ou l’autre hypothèse. Elles ont toutes deux de bonnes chances de probabilité tant nombreux mentent comme ils respirent et corrompus sont ceux qui peuvent et rencontrent l‘opportunité de l’être.

Les gens n’ont pas pris ce pli d’eux-mêmes, un état bien vaillant n’aurait pas fait preuve de telle bienveillance pour tolérer pareilles turpitudes. Si ces coupables comportements se répandent jusqu’à passer pour de simples banalités c’est nécessairement que ceux qui détiennent les rênes ont donné du mou et peut-être même l’exemple.

Ces considérations concluent à penser que la route sera longue avant que l’on parvienne à éradiquer la corruption. Celle-ci gangrène tous les niveaux de tous les secteurs d’activité et a fait des usagers de vilains corrupteurs, malgré eux peut-être au début, l’habitude s’est chargée de faire de la corruption leur seconde nature. La lutte que l’on dit menée ne constitue qu’un écran de fumée, gage de longue vie à la corruption.

Léo Raz

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