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Madagascar il y a 100 ans : le grand complot malgache

Nos informations concernant le grrrand complot malgache, au sujet duquel on tenta bien, à faux, d’émouvoir l’opinion publique, étaient, une fois de plus, seules exactes.

Un non-lieu vient, en effet, en ce qui concerne les inculpés résidant en France, de terminer cette histoire. L’enquête à laquelle, en vertu d’une Commission rogatoire du Parquet de Tananarive, procédait M. Cail étant close, ce magistrat a ouvert une instruction contre une quarantaine de personnes soupçonnées de complot contre les autorités françaises.

Trois Malgaches résidant en France étaient visés par la Commission rogatoire. Les investigations auxquelles s’est livré M. Cail n’ont révélé aucun fait délictueux contre ces trois personnes et le dossier négatif vient d’être expédié à Tananarive.

On ne comprendra jamais pourquoi Anastasie permit de donner tant de publicité inquiétante à un complot d’opérette, alors que… Mais chut !

Les Annales coloniales

Le carnet d’un boto de pousse-pousse

Depuis les chaleurs, quelques grincheux ont employé la presse pour signaler à l’Administration quelques imperfections au système de W.C. actuellement en usage à Tamatave. Il est certain que nos dirigeants ne peuvent pas tout voir et cela pouvait leur avoir échappé ; il y a aussi des gens qui ont besoin pour distinguer quelque chose d’avoir le nez dessus. J’ignore si l’Administration tiendra compte des desiderata de la population désireuse de voir disparaître l’odeur sui generis qui flotte en permanence sur la ville ; pour ma part, je ne le crois pas, notre administration est légèrement entêtée et trouvera toujours de bons motifs pour nous prouver que tout est pour le mieux dans la meilleure des résidences… Et puis, n’y a-t-il pas là un but patriotique, l’entraînement de l’armée à l’absorption des gaz asphyxiants ? Quel que soit le but poursuivi en la circonstance, il vaut peut-être mieux nous incliner puisque nous n’y pouvons rien. Il y a vingt ans que cela dure, il n’y a pas de raisons pour que cela change.

C’est comme le tonneau d’arrosage ; en ce moment sa place serait dans la rue en train de fonctionner et non sous un hangar où il dessèche ; mais il paraît que cela fait de la boue qui salit les petits pieds des ramatoas et puis Tamatave manque d’eau et il ne faut pas la gaspiller.

Sarah B.

La Dépêche malgache

www.bibliothequemalgache.com

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