Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Francophonie : une stratégie commune contre le terrorisme

Francophonie : une stratégie commune contre le terrorisme

L’accueil du sommet de la Francophonie dans un contexte mondial marqué par le phénomène terrorisme inquiète certains. Le numéro un de cet organisation assure que la meilleure façon d’y répondre est de continuer à avancer ensemble.

A la question d’un confrère, «Vous ne redoutez pas que le prochain sommet de la Francophonie représente une cible parfaite pour les terroristes ?», le numéro un de la Francophonie a répondu que «Nous vivons des moments de grande tourmente dans le monde (…). L’espace francophone comme le reste du monde est frappé de toutes parts. Cela dit, notre détermination est de ne pas être seul mais bien ensemble». Sur le cas de Madagascar en particulier, elle assure que «Je crois que Madagascar met aussi en place tout un dispositif de sécurité. Madagascar est aussi au fait de cette situation mais j’avance confiante». Et elle de poursuivre que «Nous ne pouvons pas cesser de nous mobiliser, cesser d’agir, cesser de vivre parce que certains voudraient que cette terreur nous paralyse. Nous résistons, il est hors de question de se sentir paralysé».

Pour ce qui est de la stratégie de l’Organisation francophone, elle note que cette entité agira de façon collective pour mieux répondre à la menace terroriste. «Nous continuons à réfléchir et à nous mobiliser pour faire en sorte que face à cette question de la menace terroriste, nous puissions avancer avec des stratégies de mise en commun, de mutualisation, de savoir-faire, et de dispositif, de tout ce qui se fait en termes de renseignement, de mobilisation, de formation, pour pouvoir mieux anticiper, répondre et assurer la sécurité des populations», explique-t-elle, tout en lançant qu’il ne s’agit nullement d’un problème d’un pays ou d’une partie du monde mais un problème global et mondial. Le Chef de l’Etat note pour sa part que «Nous sommes tous inquiets mais la détermination collective de lutter contre les adeptes de la violence et de la terreur est réelle», en soutenant le renforcement de la vigilance, ainsi que la mobilisation internationale et régionale pour y répondre.

Retombées

Quant à une certaine réticence par rapport à l’accueil du rendez-vous des chefs d’Etat et de gouvernement de novembre prochain par une partie des acteurs politiques malgaches, elle répond à ce sujet avec une certaine compréhension tout en plaidant les avantages que revêt cette rencontre. «Je suis d’origine haïtienne. J’ai aussi cette posture, cette attitude qu’on souvent les insulaires. Nous avons l’impression, parce qu’on est des insulaires, d’être un peu seuls au monde. Madagascar doit se convaincre qu’il n’est pas seul (…). Faites-vous confiance, projetez-vous», a indiqué l’ancienne journaliste de formation, qui plaide qu’«Aucun pays ne peut s’en sortir seul (…). Comment peut-on résister au fait d’accueillir tout ce monde qui vient à vous car c’est le monde qui vient à vous. L’espace francophone c’est l’espace sur les cinq continents. Ce pays a beaucoup à offrir et j’ose même dire que ce pays est trop riche pour être pauvre».

S’agissant des retombées de ce sommet, elle a expliqué, entre autres, les investissements, la durabilité des infrastructures, la visibilité ou encore l’attractivité du pays qui seront de mise. «La mobilisation de Madagascar d’investir dans les infrastructures pour accueillir ce sommet est importante, par ce que ces infrastructures sont là pour rester. Ce sont autant de la valeur ajoutée, en même temps qu’autant de projecteurs sur Madagascar, sur ce que ce pays a à offrir, sur ses possibilités, et dans un climat de stabilité», a-t-elle plaidé. Elle a d’ailleurs assuré que ce rendez-vous est une aussi façon d’attirer à soi les investisseurs, les partenariats, qui peuvent être déterminants pour le pays, en termes de croissance, de projection et de développement. «Ce n’est pas négligeable. On ne peut souhaiter meilleure campagne promotionnelle que d’accueillir chez soi un tel sommet. Il faut la saisir», a-t-elle martelé.

Jao Patricius

Un Bureau régional, opérationnel

Le Bureau de l’organisation francophone pour la sous-région océan Indien vient d’être inauguré, hier à Ambohitsorohitra en présence des autorités malgaches et de la SG de la Francophonie. «Nous avons été sans relâche aux côtés des Malgaches tout au long du processus de sortie de crise. Ce sommet arrive à point nommé parce qu’il y a, en ce moment, une volonté claire, une vision. L’ouverture de ce bureau est importante (…) comme un phare de la région, comme outil pour rassembler les énergies régionales et participer à l’intégration régionale», a d’ailleurs noté hier la SG de la Francophonie. «Ce sommet ne sera pas uniquement pour Madagascar mais aussi en l’honneur d’une organisation qui a toujours su répondre aux attentes de sa communauté», a pour sa part noté le Chef de l’Etat.

Les commentaires sont fermées.