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Riziculture : des cheveux en guise d’engrais

Les gens du monde rural ne cessent de chercher tous les moyens possibles pour jongler entre le minimum de dépenses et le maximum de rendement. Dernière trouvaille des riziculteurs d’Arivonimamo, d’Imerintsiatosika, d’Alakamisy-Fenoarivo et d’Ambohijafy, l’utilisation de cheveux humains – collectés auprès des salons de coiffure – comme engrais, associés à d’autres matières de compost. En effet, les cheveux sont réputés pour leur forte teneur en azote, mais il faut toutefois les combiner avec d’autres fertilisants, à l’instar des débris organiques comme les fumiers, pour obtenir un effet optimal.

D’après un riziculteur d’Ambohijafy, technicien d’agriculture retraité, comme les cheveux ne se dégradent que très lentement, les combiner avec des débris organiques favorise rapidement leur dégradation qui dégage de l’azote.

Une fois le sarclage terminé, on implante une pincée de cheveux dans la racine de chaque pousse de riz. Un mode d’emploi simple, mais une rude tâche tout de même. Mais au vu du rendement, qui peut être au moins doublé, l’effort en vaut la peine. Selon le témoignage de ce riziculteur, ce système a fait ses preuves en termes de rendement, soit le double de ce que l’on obtient en utilisant les engrais habituels.

Par ailleurs, la collecte des cheveux auprès des salons de coiffure est également devenue une source de revenu pour certains. Le contenu d’un sac d’environ 10 kg coute 7 000 ariary. Le nécessaire pour traiter une rizière de deux « ketsa vavy », soit environ 6 ares. Et d’après un coiffeur, il lui arrive de s’approvisionner en cheveux ailleurs que dans la contrée où il exerce, car l’offre n’arrive plus à suivre la demande, surtout durant la période de repiquage du riz.

Sera R.

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