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Formation de paramédicaux : les instituts privés suscitent le doute

Formation de paramédicaux : les instituts privés suscitent le doute

Les agents paramédicaux sortant des instituts privés représentent une vraie aubaine afin de pallier l’insuffisance de personnel médical en exercice à Madagascar, notamment dans les régions éloignées. Cependant, au vu des résultats du test de niveau effectué dernièrement, le doute plane sur l’efficacité des instituts formateurs.

1357 étudiants, sortant des 32 instituts privés reconnus officiellement à Madagascar comme formateurs de paramédicaux, dont 549 infirmiers et 808 sages-femmes ont été présélectionnés par le ministère de la Santé pour passer un test de niveau écrit. Une présélection établie après consultation des dossiers des sortants de ces instituts. A l’issue du test, seulement 421 parmi eux, dont 157 infirmiers et 264 sages-femmes ont été admis à passer l’épreuve pratique, pour pourvoir les 500 postes budgétaires alloués par l’Etat.

Parmi ces admis, aucun infirmier n’a réussi à avoir une note supérieure ou égale à 12/20 dans toutes les matières qui composaient les épreuves du test écrit, la condition sine qua non pour intégrer les instituts publics de formation paramédicale. 4 seulement du côté des sages-femmes ont pu avoir cette note. « Pour avoir ce quota de 421 admis, on a du rabaisser la moyenne générale d’admission à 10/20, sans que le bénéficiaire ait obtenu la note éliminatoire de 7,5/20 », apprend-on de source officielle auprès du ministère de la Santé, qui note par la même occasion qu’« On a toujours fait appel jusqu’ici à des intervenants étrangers pour compléter la formation au niveau des instituts publics ».

Un étudiant issu d’un institut privé, lors de sa sortie de fin formation s’est plaint que «L’Etat n’encourage guère le recrutement des étudiants issus des instituts privés d’enseignement paramédical », mais au vu de tous ces résultats, l’Etat a sans aucun doute eu raison. Il convient de noter que les épreuves écrites se sont déroulées sous forme de questions à choix multiples (QCM), et que trois régions n’ ont pas pu être représentées dans ce test, à savoir Androy, Ihorombe et Sava.

Mesures d’accompagnement

Toujours de source auprès du ministère de la Santé, les épreuves pratiques que devront passer les 421 admis vont bientôt commencer. A titre de mesures d’accompagnement, ceux qui réussiront à franchir cette deuxième étape suivront un stage de six mois. Entretemps, des conclaves sont prévus entre le ministère et les instituts privés pour essayer de combler les lacunes actuelles. Car, selon toujours le ministère, nombreux étudiants de ces écoles privées ont quand même réussi à traiter brillamment certains matières.

Sera R.

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