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« 4’mis » : la plupart sont sujets à des fugues

« 4’mis » : la plupart sont sujets à des fugues

D’après une assistante sociale au sein d’un centre de réinsertion des enfants de rue de la capitale, la plupart des enfants «4’mis» sont sujets aux fugues. Ils sont en général dans la tranche d’âge 8-14 ans, cela sans distinction de sexe. Les raisons en sont diverses, allant de la maltraitance par le beau-père ou la belle-mère aux petits larcins commis dans leur quartier d’origine, sans parler de la situation précaire au sein de leur ménage respectif, laquelle les pousse à se laisser tenter par ces libertés éphémères. De plus, il arrive que leurs parents les forcent à mendier pour arrondir le budget familial.

Devant cette pression, ils préfèrent de loin prendre en main leur quotidien malgré leur jeune âge. D’autant que le fait de voir la liberté et l’indépendance de leurs camarades, un style de vie séduisant, les incite à faire de même. Pour subvenir à leurs besoins, ils font des petits boulots, comme jeter les ordures ou chercher de l’eau pour les ménages. Ils deviennent de ce fait des petits travailleurs des quartiers où ils ont élu résidence. Le soir venu, ces enfants de rue se réunissent dans un endroit pour dormir ensemble. Plutôt pour se protéger mutuellement que se tenir au chaud.

C’est dans ces endroits que le centre les récupère par le biais de ses assistantes sociales. Ces dernières leurs proposent le gîte et le couvert. Il en est de même le matin, sans qu’aucune condition ne leur soit imposée. Une fois le petit déjeuner avalé le centre les laisse vagabonder pour les attendre le soir suivant.

Puis petit à petit, au bout de 4 à 5 jours, si le pensionnaire s’y plaît, le centre commence à l’apprivoiser. Cela commence par le contact des parents pour avoir l’autorisation de prendre en main son éducation. Une fois l’autorisation acquise, le centre procède à la régularisation des paperasses administratives le concernant et à sa prise en main.

Cependant, malgré ce noble objectif, le centre bute parfois contre des difficultés. En effet, d’après un responsable, certaines personnes malintentionnées y trouvent une aubaine pour soutirer de l’argent. Dans cette optique, des parents véreux accusent le centre de rapt d’enfant, ce qui fait parfois l’objet d’une poursuite judiciaire dont, heureusement jusqu’ici le centre s’en est sorti vainqueur.

Sera R.

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