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La triste réalité

La triste réalité

Le FMI et l’Union européenne attendent la mise en œuvre des réformes économiques qui soutiendront le développement réel de Madagascar.  « C’est le moment de lancer la machine à pleine vitesse », dixit un diplomate espagnol, représentant de l’Union européenne au pays. La dernière mission de l’institution de Breton Woods exige, pour sa part,  plus d’action dans la réalisation de la bonne gouvernance et la lutte effective contre la corruption.

Ces deux visions demandent une mobilisation rapide et efficace des dirigeants. Le régime Rajaonarimampianina se trouve déjà d’ailleurs à mi-mandat. Il faudra qu’il se montre opérationnel et convaincant aussi bien aux yeux des électeurs qu’à ceux des partenaires techniques et financiers.  Pour l’instant, l’optimisme est de mise du côté du FMI qui envisage même un taux de croissance d’environ 4%, cette année. L’Union européenne, elle, ne perd pas encore espoir. De son côté, l’Etat multiplie ses promesses.

Sur le papier, autour d’une table, tout peut-être rose du jour au lendemain. La situation est encourageante et pourrait bien être meilleure  dans un futur proche. Toutefois, la réalité est bien différente sur le terrain, dans le milieu social. Comme la plupart des citoyens malgaches peuvent le sentir, les projets de développement ne semblent pas avoir d’impact sur l’économie de chaque ménage. La réalité sociale indique que rien ne s’est amélioré. Au contraire, tout s’est empiré. La pauvreté s’agrandit et la fosse qui sépare  la minorité très riche de la grande majorité très pauvre prend une ampleur démesurée.

Si la population lambda pourrait avoir voix au chapitre à un petit bilan, elle aurait dit qu’aucune réforme soi-disant mise en œuvre, ou qui attend encore sa réalisation ne peut garantir  un avenir meilleur pour les Malgaches. L’espoir de la grande majorité appauvrie s’est éteint, elle commence à rester indifférente au danger qui menace de  toutes parts. L’insécurité grandissante qui gagne du terrain est très inquiétante. Mais le changement total de mœurs, dû à différents facteurs, essentiellement  la pauvreté, représente de graves dangers  pour la génération à venir. La corruption et la non-application de la bonne gouvernance couronnent le tout.

La triste réalité à Madagascar : ce sont le Kere dans le Sud qui commence à faire tache d’huile dans d’autres régions à cause de la crise alimentaire sur le point de se généraliser, les multiples cas de viols, de meurtres et d’actes de banditisme que l’on rencontre dans presque tous les quartiers chaque jour  à cause de l’insécurité croissante qui sévit dans le pays, le trafic incontrôlé des richesses naturelles nationales… En somme, la machine ne pourra pas marcher à pleine vitesse, comme on voudrait bien l’entendre, car elle est sur cale.

Vonjy M.

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