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Dialogue politique : l’ UE exige d’accélérer les réformes

Dialogue politique : l’ UE exige d’accélérer les réformes

Il est temps d’accélérer les reformes. Sans le signifier ouvertement, ces phrases du chef de délégation de l’Union européenne, Antonio Benedito Sanchez, hier, s’apparentent à une démarche en vue de mettre un peu plus la pression, de la part des partenaires techniques et financiers, sur le gouvernement pour accélérer la marche vers le développement.

«Le grand défi, comme vous l’avez mentionné monsieur le Président est la mise en œuvre. On a déjà établi le pilier, la fondation, c’est le moment de lancer la machine à pleine vitesse pour relever les défis du développement de Madagascar», a indiqué hier le chef de délégation de l’Union européenne, Antonio Benedito Sanchez, lors de son discours d’ouverture du dialogue politique entre cette entité et Madagascar, à Taolagnaro.

«En même temps, il faudra faire des efforts supplémentaires en matière économique et en matière de développement. On a pu signer le Programme indicatif national (Pin), cette année c’est celle de la mise en œuvre pour plus d’efficacité et de résultat (…). L’Union européenne ne peut pas être satisfaite quand on voit le niveau de la pauvreté à Madagascar, si le Président n’est pas satisfait, l’union européenne ne peut pas l’être. C’est pour cela que nous sommes ici. C‘est pour cela qu’on doit continuer à faire mieux», a martelé le  diplomate espagnole, face aux journalistes a l’issue de le rencontre.

Des accomplissements mais…

«Il y a des accomplissements mais il y a aussi d’autres chantiers qui sont toujours ouverts», a poursuivi Antonio Benedito Sanchez qui estime par ailleurs qu’à l’aube du mi-mandat du Chef de l’Etat, un bilan provisoire s’impose, en l’occurrence par rapport à l’efficacité des efforts fournis de part et d’autre. Il cite comme exemple des efforts à fournir, en matière d’énergie, la facilitation de l’accès à l’électricité, en matière d’infrastructure, le désenclavement de la population, la maitrise de l’eau ou encore l’agriculture, « il faut trouver des solutions à plus long terme », a-t-il recommandé.

Le chef de délégation de l’Union européenne met, sur ce point, en lumière des griefs lancés par une partie des acteurs politiques par rapport à la lenteur des prises de`décisions ou encore la mise en œuvre des reformes.

Le Chef de l’Etat qui, auparavant, a tenu à défendre les efforts déployés par la partie malgache note en tout cas que «Je suis persuadé que l’Union européenne est disposée à nous aider à mettre en œuvre les réformes nécessaires pour les cinq prochaines années», en référence au Pin signé à Bruxelles en novembre dernier par le Chef de l’Etat. Ce dernier mise en effet sur l’obtention d’autres instruments inscrits dans la ligne budgétaire de l’Union européenne à travers, en l’occurrence des organisations régionales telles que la COI ou le Comesa, et ce « pour accélérer le processus de développement ».

Droits de l’homme

Les ambassadeurs issus des pays de l’Union européenne d’un côté, conduits par le chef de délégation de cette entité, Antonio Benedito Sanchez, les membres du gouvernement de l’autre, conduits par le Premier ministre Jean Ravelonarivo ainsi que le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina sont les participants à ce dialogue politique qui s’est déroulé, hier à l’hôtel La Marina de Taolagnaro. Face-à-face, les deux parties ont examiné, comme le prévoit le document-cadre de coopération avec l’Union européenne, l’accord de Cotonou en son article 8. Il s’agit du troisième du genre depuis l’avènement de la IVè République.

Outre la situation politique actuelle, la situation des droits de l’homme, la sécurité, la décentralisation, l’accès aux services sociaux de base, la situation économique, les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI), le climat des affaires, la lutte contre la corruption, la politique étrangère notamment le bilan de la présidence de l’océan Indien ont, entre autres, été les axes évoqués lors des discussions d’hier.

«Depuis l’établissement de notre coopération avec l’Union européenne, c’est la première fois que l’initiative de délocaliser cette rencontre dans les régions est prise. Cela signifie que pour l’Etat et les partenaires techniques et financiers, la décentralisation n’est pas un vain mot», note la ministre des Affaires étrangères, Beatrice Atallah, lors de son intervention sur une station audiovisuelle locale.

Jao Patricius

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