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Chronique : difficulté à poursuivre la farce

Les politiciens tous unis dans la complicité pour faire croire en la nécessité d’une réconciliation nationale, se déchirent lorsqu’il est question de savoir comment l’entreprendre.

Faudrait-il donc se méfier de ces gens-là dès qu’ils se trouvent à parler d’une même voix, et conclure que leur union fait une farce.

On a l’impression que tous n’ont d’idée que les places de rente à se partager, et dès qu’arrive le moment de distribution des nouveaux postes de rente l’unité vole en éclats. La suite à donner à cette opération de réconciliation n’est que le symbole du syndrome, ne constitue pas un cas isolé, actuellement la course aux places au sein d’une nouvelle institution on ne sait pour quelle efficacité en vue d’une bonne gouvernance provoque des batailles de chiffonniers. Les prétendants à être les gardiens de la bonne conduite entament leur carrière de sages par donner des spectacles de mauvais goût, à l’instar des réconciliateurs qui ne ratent pas une occasion pour faire la démonstration de leur désunion. Pareillement en ce qui concerne le climat de corruption. Depuis la lutte entreprise pour un changement de ce climat, on note une aggravation.

A chaque fois, dès qu’apparaît une perspective qui nécessite une action, les mêmes gens enfourchent l’idée, la transforment en aubaine en vue de créer des postes pour les copains et coquins. On n’en sort pas des impasses dans lesquelles aboutissent ces initiatives que de nouvelles institutions apparaissent toutes aussi budgétivores, toutes vouées à naviguer à vue avec comme seule boussole le titre ronflant du navire.

Ainsi depuis que ça dure, a-t-on jamais entendu les réconciliateurs, de quelque formation qu’ils soient, entretenir des groupes de personnes ou des formations qu’ils veulent réconcilier ? On a oublié d’en débattre à l’origine. Maintenant que l’on a clôturé la première étape, que l’on se prépare à placer de nouveaux copains, chacun ruse pour que ce soit de préférence ses propres coquins, mais on n’a pas davantage approfondi la question de base : qui donc va-t-on réconcilier ? Encore et encore la même rengaine, des postes et des places pour caser parents et amis. L’Etat un animal qui se bouffe la queue.

Léo Raz

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