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KERE dans le sud Plus d’un million de personnes en danger

KERE dans le sud  Plus d’un million de personnes en danger

Selon les dernières statistiques, près de 1.140.000 individus sombrent actuellement dans l’insécurité alimentaire (IA). Cela représente 80% de la population rurale des sept districts du Sud, à savoir Amboasary-Sud, Ambovombe-Androy, Tsihombe, Beloha, Bekily, Ampanihy et Betioky. 47% d’entre eux, soit environ 665.000 personnes sont en situation d’insécurité alimentaire sévère (IAS), soit plus de 200.000 personnes de plus par rapport à la situation en octobre 2015.

L’émigration temporaire suite à l’épuisement des aliments de disette témoigne davantage de l’aggravation de cet état de vulnérabilité. En se référent aux conditions météorologiques qui prévalent dans cette partie de l’île, la situation n’est pas près de s’améliorer d’ici peu. L’évaluation rapide menée récemment par le Pam et ses partenaires a permis de constater un  taux de destruction de cultures élevé pour les céréales au cours de la grande saison agricole s’étalant d’octobre 2015 à mars 2016. Même la récolte des tubercules est mauvaise en dépit de leur résistance à l’aridité.

Des actions d’urgence sont en cours

Face à l’urgence de la situation, le Premier ministre, Jean Ravelonarivo incite les acteurs à tous les niveaux d’accélérer la mise en œuvre des engagements de l’atelier de concertation nationale de février dernier à Ambovombe-Androy. Ceux-ci comprennent les actions d’urgence et les actions à long terme visant à résoudre les problèmes du Sud. Le premier volet d’action est déjà en cours de mise en œuvre, tandis que le deuxième devrait démarrer d’ici 15 jours, selon les indications du Premier ministre.

« Dans le cadre de ces actions d’urgence qui doivent être menées en 100 jours, entre autres 221 tonnes de vivres sur les 500 tonnes prévues ont déjà été distribués au profit des ménages dans trois districts concernés par la famine », a informé le PM. Mises à part les prises en charge d’urgence, la maîtrise de l’eau ou encore l’investissement dans les infrastructures routières figure parmi les projets « structurants » requis pour le développement du Sud.

Les aides affluent à Ambovombe

Avec l’initiative du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC), une cartographie des interventions par district et par commune, notamment pour les secteurs santé, protection sociale, nutrition, eau, hygiène et assainissement, sécurité alimentaire et appui à l’éducation est actuellement disponible. Grâce à cette cartographie, l’on a pu vérifier que les aides sont concentrées uniquement sur certains districts ou communes. A titre d’exemple, le district de Betioky compte 30 communes et 9 seulement ont pu bénéficier d’interventions, tandis que le district d’Ambovombe-Androy cumule les aides. Raison pour laquelle il s’avère nécessaire d’adopter un système d’organisation efficace pour assurer la coordination des  moyens et des acteurs qui y sont impliqués. Cette mesure permet également de repartir de manière équitable les interventions sur l’ensemble du territoire du Sud.

Dans ce sens, le chef du gouvernement vient de réunir des membres du gouvernement et les partenaires techniques et financiers (PTF) dans des séances de travail, qui se sont tenues ces deux derniers jours au Palais de Mahazoarivo. Il faut noter qu’une vingtaine d’organismes ont été impliqués dans le Sud et près de 12 millions de dollars mobilisés en l’espace de 11 mois. D’où le renforcement de la coordination nationale à tous les niveaux, autant dans l’identification des besoins et l’affectation des moyens, que dans les choix des communes d’intervention et le ciblage des bénéficiaires.

« Un système de partage d’informations émanant de chaque organisme et institution doit être mis en place pour améliorer la visibilité et la transparence des actions entreprises », a conclu le Chef du Gouvernement.

Fahranarison

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