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Madagascar il y a 100 ans : le bassin de natation

Tamatave, entouré par l’Océan Indien presque de tout côté, est dans l’impossibilité de prendre des bains de mer, à cause des nombreux requins qui y pullulent.

Il y a quelques mois, la Commission consultative, à laquelle s’est joint le Comice agricole, fit observer à M. le Gouverneur Général qu’il y aurait convenance à creuser, dans le récif de la Pointe Hastie, un bassin permettant à la population d’aller sans danger s’ébattre dans l’eau salée. Selon son habitude, M. Garbit s’empressa de donner satisfaction à ce désir.

Peu après, les travaux furent commencés, mais trop près du bord du récif, en un point où déferlaient encore les vagues de haute mer, à tel point qu’un requin vint visiter les travailleurs qui n’eurent que le temps de se sauver.

Les travaux, abandonnés depuis lors, vont être repris, mais cette fois dans l’intérieur du récif, à la pointe même, à la grande satisfaction de la population de Tamatave qui, bien qu’entourée d’eau, se voyait ironiquement privée du moyen souverain d’hygiène qu’est le bain de mer.

Si nos renseignements sont exacts, le futur bassin, sur 50 mètres de large, aura 200 m. de long et les coraux provenant de son creusement seront disposés en murs épais sur tous ses côtés, de manière à en interdire l’accès aux squales les plus hardis.

Inutile de rappeler la satisfaction de la population à inaugurer ce bassin qui lui permettra de se baigner autrement que sur la pointe aigüe des coraux.

Départ de troupes

Se sont embarqués lundi dernier sur Ville d’Oran à destination de Marseille 351 ouvriers de l’Intendance.

Sur le Crimée doivent partir 80 tirailleurs pour France et 280 pour Diégo-Suarez.

Le Tamatave

La mort du général Gaudelette

Le général Gaudelette qui vient de mourir fut un des premiers pionniers de Madagascar, alors qu’il n’était que capitaine.

En 1895, on le revoit sur cette même terre où il est l’un des meilleurs chefs de la phalange héroïque qui devait planter notre drapeau sur les palais de Tananarive.

Sa perte a été vivement ressentie dans le monde colonial.

Le Courrier colonial

www.bibliothequemalgache.com

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