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Lutte anti-dahalo : une unité spéciale anti-dahalo en gestation

Lutte anti-dahalo : une unité spéciale anti-dahalo en gestation

La lutte contre les dahalo devient une priorité de l’Etat. L’adoption du décret portant création de l’Unité spéciale anti-dahalo de la Gendarmerie nationale en conseil des ministres dernier conforte les inquiétudes de la population sur l’ampleur du phénomène, minimisé par les bilans présentés régulièrement par les responsables des forces de l’ordre.

Le secrétariat d’Etat chargé de la gendarmerie a décidé de changer de fusil d’épaule après des succès en demi-teinte dans la lutte contre les dahalo, particulièrement dans le sud de Madagascar où les forces de l’ordre ont subi des pertes conséquentes. La mise en place d’une unité spéciale anti-dahalo, conformément à la stratégie annoncée par les hauts responsables de la gendarmerie sera bientôt effective pour pérenniser la lutte devant aboutir à l’éradication du fléau. Des points situés dans les zones rouges en seront dotés en priorité, selon les prévisions.

On attend beaucoup de cette unité puisque l’opération «Tandroka» menée contre Remenabila n’a pas eu les résultats escomptés. Il a fait officiellement 129 morts dont une trentaine de dahalo seulement et Amnesty international a blâmé l’opération pour ses nombreuses exactions. En 2015, l’opération «Fahalemana» n’a pas fait mieux. Les bavures commises par les forces de l’ordre s’y sont succédé pour aboutir au démantèlement de quelques postes de commandement.

 Des paramètres spécifiques doivent être pris en considération pour que la nouvelle stratégie ne devienne une autre source  d’insécurité, d’après une étude publiée récemment par l’association H-Rem, regroupant des hommes de réserve et ex-militaires. Ayant déjà avancé cette proposition à l’Etat, le H-Rem s’est porté volontaire à fournir les contingents de l’unité spéciale pour pouvoir réintégrer les anciens militaires et ex-gendarmes dans les rangs.

Cette initiative sera plus avantageuse que de déplacer des militaires en activité, selon le président national du H-Rem, Jean Harrisson qui a expliqué que les affecter dans cette unité signifie une baisse des effectifs de leur unité d’origine qui pourrait avoir des conséquences sur la sécurité du secteur.

Le recrutement de ces anciens militaires pallie les lacunes rencontrées lors des différentes opérations de sécurisation par leur expérience et leur connaissance du terrain. Leur intégration dans la nouvelle unité améliorera la sécurité en général puisque ceux qui risquent de grossir les rangs des bandits armés passent de l’autre côté de la barrière.

Quoi qu’il en soit, le fait est là, et l’Etat doit décider de la stratégie à adopter pour faire fonctionner cette nouvelle machine.

Manou

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