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Chronique : fermeture d’un centre commercial  : un signal fort

Seuls des miracles préservent d’écroulement ces bâtiments en hauteur dont à l’évidence la construction ne répond pas aux normes de sécurité. Par quel miracle, peut-on évidemment s’interroger, propriétaires ou promoteurs de ces immeubles ont-ils obtenu le permis de construire ? Ces bâtiments impressionnent surtout en considération de l’environnement où ils s’élèvent comme des défis : ça passe ou ça casse. Ça ne passera plus pour que ça ne casse pas des vies humaines semble lancer en message la Commune Urbaine d’Antananarivo qui a suspendu la poursuite d’une construction aux 67 Hectares et qui vient de procéder à la fermeture du Golden Center. On ne peut que voter des félicitations et souhaiter courage et persévérance aux initiateurs de ce revirement de politique de la construction.

Behoririka et ses prétentieux centres commerciaux suffisent à focaliser une grande partie des efforts. Les labyrinthes de ces constructions reliées les unes aux autres par de sombres boyaux constituent un défi aux lois de sécurité. On n’ose imaginer la catastrophe qui serait en cas de banal accident. Quelques magasins et échoppes que ces « concentrations » abritent, alimentent en articles et marchandises les étals de rue. Il ne faut pas avoir le don de double vue pour se douter de la pratique d’une double comptabilité qui échappe à la clairvoyance du seul  fisc. Le système d’une tarification officielle des loyers différente du prix réel de location est d’une pratique connue de tous. Ça sent milieu interlope et pègre. Ces milieux constituent des foyers favorables au racket et à toutes formes de corruption. Il ne faut pas se voiler la face, le message lancé pour une remise aux normes des bâtiments douteux peut aussi préparer l’atmosphère propre à mener une opération de chantage à grande échelle.

Hypothèse à ne pas éliminer, pareille dérive d’une bonne action partie d’une louable intention ne ferait pas exception. Dans cet ordre d’idée on serait pourtant réduit à ne rien faire. Dans une société gangrenée par la corruption agir prête nécessairement le flanc à toutes les accusations de turpitude, laisser agir requiert la volonté de faire un pari. Se faire voler ou se laisser avoir : du pareil au même, autant tenter et retenter et encore et plus pour tomber un jour sur le bon cheval. Quoique ! Ici l’expérience enseigne que souvent jockey replet a les crocs, alors que jockey menu manifeste grande avidité.

Léo Raz

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